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Citoyen


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Johanne Eden Unfeth - Un tir danger, deux tirs sécurité !
Message Sujet: Un tir danger, deux tirs sécurité !     Mar 29 Juil - 2:56

« Un tir danger, deux tirs sécurité ! »

PHYSIQUE

Johanne n’est pas bien grande. Ses épaules ne sont pas bien larges et sa musculature bien peu développée. Pour dire vrai, ses formes ne sont d’ailleurs point trop généreuses et finalement, son apparence est très classique : une femme en huit qui n’eut l’occasion de trop se nourrir. Ses vêtements bien souvent sont sombres, peu remarquables, et –caché- elle porte depuis peu une arme sur elle. Elle ne se met pas en valeur, ni particulièrement en retrait. D’ailleurs, tout son être ne se fait point observer : ce n’est qu’une fille comme les autres aux yeux de ceux qui la rencontrent, et il est fort probable qu’aucun ne réussisse à la décrire précisément.

Johanne a des cheveux noirs, longs, lisses, elle aime se les attacher. Son visage est fin : point de lèvres charnues, point de pommettes saillantes. Ses yeux en amandes sont bleu-gris clairs et ne sont dénués d’une flagrance d’intelligence. Mais, ne rehaussant point sa beauté, au contraire, son visage manque d’expression. Johanne semble blasée quasiment en permanence parce qu’elle observe. Parfois elle rit, mais même dans ce son cristallin, on sent quelque chose de faux. Son être semble bloqué, non pas dans la mélancolie, mais dans une acceptation. Finalement, ceci est aisé pour un point : on n’arrive pas à lire ce qu’elle pense sur son visage, ou même sur son corps.

Non habituée au combat de force, elle a un talent tout particulier pour les armes à feu et dispose donc de la capacité physique de les encaisser. Mais en combat singulier, elle serait bien malavisée et devrait compter uniquement sur sa rapidité.

En tant qu’Eden, Johanne porte une perruque rose –un peu de fantaisie pour une fois- et des lentilles bleues turquoise. Ses vêtements restent sombres cependant et quelqu’un la connaissant pourrait finalement la reconnaitre aisément.


MENTAL

Johanne est une personne dont les rêves ont été brisés et qui n’a su se relever. C’est là la façon la plus simple de la décrire.

La jeune femme refuse de se lier à de nouvelles personnes et ce désir est en elle jusqu’à avoir noyé son inconscient également. Discuter lui procure un plaisir faible : elle n’est pas très sociale. Pourtant, quand elle parlait à sa famille ou qu’elle parle encore à Aby, elle est presque joyeuse, emportée. Si bien qu’un espoir d’apprivoisement est peut être possible, mais plus le temps passe, plus ses convictions quant à l’inutilité de se former un cercle amical –ou même amoureux- augmentent en puissance.

Johanne a donc, comme on peut l’imaginer, peu d’amis. Et cela, par ailleurs, ne lui manque pas.

Elle ne voit même plus la valeur de la vie humaine… pas même la sienne. Mourir ne l’inquiète pas. Elle n’y ressent aucun frisson. Actuellement, le seul intérêt qui la reprend est celui de la vengeance : la jeune fille ne peut accepter le fait que sa vie de jeunesse fut réduite à néant alors que celles de ceux qu’elle considère désormais comme les plus responsables…. vont bien. Et même iraient ils mal, il n’est pas sûr qu’elle le remarque spécialement. Elle ne les voit plus comme des êtres de chair et de sang. C’est là sa recherche de rédemption.

En plus de ce désir de vengeance, Johanne dispose actuellement de deux passions : le tir et le maquillage. Ce sont là les deux choses pour lesquelles elle peut encore s’émouvoir. Mais là encore, elle dispose de peu de personnes avec qui en parler… quant à parler du tir, cela mettrait sur la voie d’Eden alors elle n’abordera pas le sujet… mais pour peu que quelqu’un d’autre le fasse, il est fort probable que Johanne s’emporte assez pour ce faire. Quoi que, sauvez la d’un piège à rat et cela pourrait marcher. Oui, les phobies, ça ne se contrôle pas…

Elle dispose également de deux autres talents… qu’elle se sait disposer mais dont elle ne parle que très rarement également. Le premier est qu’elle se cache merveilleusement bien et cela la rassure. Johanne sait qu’on ne la retrouve jamais et qu’elle est rapide… Presque un don, disait sa sœur. Peu utile, il fallait l’avouer, mais cela l’a bien aidée plusieurs fois qui, comme bien des histoires, ne méritent pas d’être narrées. Son deuxième talent est… de ne pas avoir de chance pour toute autre chose que cela et le tir. Si un pot de fleur doit tomber sur une tête, c’est sur la sienne... Et d’ailleurs, à bien regarder, sa vie entière est touchée par cela… Si bien que Johanne, en grandissant, s’y est fortement habituée et préfère rester en retrait, sauf grande décision de sa vie. Agir, quand on est poissarde, c’est pas très utile, dirait elle…

NOM: Unfeth
PRÉNOM: Johanne
ÂGE: 24 ans
SEXE: Féminin
SEXUALITE: Qu’importe ?
SITUATION AMOUREUSE: Je réitère ma question...
PROFESSION: Sans emploi depuis peu, caissière précédemment…
CATÉGORIE D'ARMES: A distance – plutôt revolver mais pourquoi pas se tenter à un petit fusil, c’est mignon les fusils !
QUARTIER: Centre ville
GROUPE: Citoyen
NOTES: Aime beaucoup le maquillage... et les armes à feu... et les rats. Oui... les rats.


HISTOIRE


Cela commença il y a peu de temps… Bien évidement, pour moi, ce fut une éternité. Mais pour ce monde, ce n’était qu’une poussière. Plus j’y réfléchissais, plus j’étais fatiguée… Car on pense des heures et des heures à songer aux si et rien ne change pour autant. Mais je me suis dit qu’en fait, cela avait peut être commencé avant même ma naissance. Mais là encore, cela ne m’aidait pas plus d’y croire. Un peu comme croire au petit rat quand ses parents n’ont pas de quoi vous offrir quoi que ce soit… au fond, on peut être l’enfant le plus gentil du monde et mettre autant de fois sa dent sur le rebord de la fenêtre, il ne passera pas. Le vent, lui, à la rigueur…

Ma mère se nommait Esther et mon père se nommait Dorian. Des histoires qu’ils nous racontaient, quand j’étais jeune, ils se seraient rencontrés lors de leurs études. Rien de bien spécial : ils devinrent amis puis amants puis amoureux… Et ils se marièrent et eurent deux enfants : Annah de deux ans mon ainée, puis moi. Lorsqu’Annah eut deux ans, ma mère réussit à entrer dans la garde. Nous étions des nobles, nous avions un bel appartement et rien ne pouvait mieux se passer.Un début de vie parfait.

Selon ma mère, cela arriva à mes trois ans. Mais comme je l’ai déjà dit : je suis sure que finalement, la graine était plantée et germait déjà en son esprit avant ça.

Nous nous baladions en famille alors. Point de grands évènements : je lâchais la main de ma mère pour courir vers un spectacle de rue. Je n’ai que peu de souvenirs de cette histoire… ce sont plus des flashs qui me reviennent, assommants, colorés, lumineux. Et parfois, je me demande si ma mémoire ne les a pas récréés par l’énonciation de cette histoire, encore et encore, à table, auprès d’amis... Mais pour moi, l’homme était peint entièrement en bleu. Le genre de spectacles où le comédien bouge quand on lui confie une pièce. Et, quand je me suis retournée, j’étais entrée au milieu des badauds et de ma petite taille, je ne voyais plus ma famille. Et il y avait le bruit d’une pièce : je voulais que l’homme continue de bouger alors j’ai suivi le bruit. Et je manquais de me faire kidnapper : le trafic d’enfant, racontait ma mère. A partir de là, ce ne sont que les mots de mes parents qui créent l’histoire. Un homme remarqua la scène et me sauva en tirant sur l’être qui me voulait du mal… Il ne le tua pas, mais réussit à toucher sa jambe : c’était suffisant pour que la garde prenne le relai. Et cela se finit ainsi : tout simplement. Mais c’était peut être le début car il devint l’ami de mon père, si reconnaissant.

Et, avec cet homme, mon père se passionna du tir. C’était officiel et ma mère n’y voyait aucun mal : après tout, il était bien plus traumatisé que moi. Quelques temps plus tard, ils se disputèrent et on oublia l’homme étonnamment vite. Son visage, sa voix, son propre nom… Mais mon père continua à tirer.

A cette époque, on me parla du petit rat. Vous savez : le mythe. Tout le monde le connait pourtant ! Le roi a un ami : le petit rat. Celui-ci a pour but d’aider tous les enfants à passer à l’âge adulte. Mais étant un rat, il ne sort que la nuit. Alors, à chaque dent perdue, l’enfant la dispose sur le rebord de sa fenêtre. Le petit rat vient la chercher et offre un cadeau à l’enfant : une pièce d’argent. A cette époque, on l’aimait particulièrement le petit rat. A chaque dent de lait perdue, on s’esclaffait, Annah et moi ! Le petit roi allait passer ! Bien sûr, à bien y réfléchir, on peut se demander pourquoi le petit rat récupérait les dents ? Est-ce que le roi de ce mythe les collectionnait ? Agée de sept ans –l’âge de raison dit en- je demandais pour ma dent un cadeau spécial au petit rat. Je cherchais un trou dans la rue et parlait entre ces dallages pour que ses camarades peut être cachés là lui rapportent mes paroles ! Je lui demandais, très exactement que mon papa devrait s’occuper d’avantage de moi. Alors la nuit, je rêvais très fort… et le lendemain : mon père me demandait si je voulais l’accompagner à sa séance de tir ! Enfant, on croit que c’est le petit rat. Adulte, on sait que vu qu’on en a parlé à moins de trois mètres de ses parents, ceux-ci ont entendu...

Mais, ainsi, nous avons obtenu notre petit truc. Car je dois admettre que, attachée à l’idée de passer du temps avec lui, je voulais tout le temps l’accompagner. Oreilles protégées, je l’observais tenter de réussir à obtenir sa cible –une feuille avec un homme dessiné, mon père n’était pas un tueur… enfin je crois. Peu de temps après, à force de demandes de ma part : j’obtenais mon premier flingue ! Oh… là je sais ce que vous pensez. Vous pensez : mais elle n’est pas un peu trop jeune pour ça la petite ?! Et bien lui aussi en avait conscience alors ce n’était qu’un pistolet à bille. Bien fait, ressemblant à une vraie arme. Le genre de choses légères qui sont à dispositions des femmes pour se protéger. Ça donne l’impression d’être vrai –donc l’agresseur peut avoir envie de se retirer- et ça projette des billes. Pas mortel… mais je m’amusais bien. J’apprenais à tirer avec, les reflexes… et je passais du temps avec mon père ! Petite, alors, je m’imaginais protéger le petit rat lors d’une de ses escapades ! Il devait pouvoir revenir auprès du roi ! Puis, j’appris qu’il n’existait pas et ce devint juste un passe temps. Je tirai pour me détendre, pour apprendre, pour progresser : devenir meilleure, encore meilleure. Ce n’est pas la pire des passions de ce monde, loin de là. Ma mère aimait le graphisme et la photo. Sa passion arriva jusqu’à Annah ! Chacun faisait des activités avec l’un de ses parents. Et chaque soir, chacun se racontaient sa journée. Et ainsi alla la vie : bonheur, simplicité. Point de richesse, point de pauvreté. Parfois, Annah tentait de m’apprendre à employer une tablette mais mon talent unique pour le tir ne se développa point au graphisme.

Au final, je pense que s’il mit tant d’énergie dans le fait de m’apprendre à tirer, c’est qu’il était bien plus traumatisé à l’idée qu’on puisse me faire du mal que moi-même. Sans doute était ce la personne qui m’avait attrapée. D’ailleurs, plus j’y pense, moins je suis sure qu’il s’agissait vraiment d’une tentative d’enlèvement. Et… si c’était juste un homme qui voulait m’éloigner de la foule ? Pauvre de lui dans ce cas là… Après, ce n’est pas moi qui vais faire des recherches sur ça : ça date et là où il doit être, je ne peux absolument rien pour lui !

Agée de 14 ans, j’eu la force de tenir ma première vraie arme. Son froid, sa masse, le coup de chaque tir : leur force. C’était bien différent de ce que je croyais. Rayonnantes, je cachais cette passion à part à mon petit ami. Car oui !! Point le premier de la classe, point le dernier. Un garçon normal pour la fille normale que j’étais. Un bon ami qui dériva. Mais qu’importa cela ne dura pas.

Car j’avais encore 14 ans également quand ils sont arrivés. Rien qu’y penser, j’y tremble encore. Pas longtemps, c’est imperceptible ! Mais je le ressens, un frisson qui monte en moi. Il démarre et me prend. Il finit dans mon cœur qui m’assène un battement, unique, fort : une violence qui détruit, un rappel. La garde se trouvait chez moi et emporta mon géniteur. Rongé par une maladie pire que toute, il s’était laissé dévorer par une épidémie qui, pire qu’une secte, envahissait les ames des citoyens. L’envie de rebelion, envie incompréhensible. Et bien évidement, il s’était fait prendre. Cela remit tout en cause. Point directement, point naturellement : nous gardions notre statut légalement. Mais le monde changea. Celui qui était coloré et léger se rendit plus manichéen. Tant de nuances de gris pour l’amener dans une dépression. Nous perdîmes tout lien et très vite. Mon petit ami resta deux jours encore avec moi, et le troisième, mes amies m’évitaient. Ma sœur subit le même traitement de la part de ses congénères et, si l’on pouvait croire que les adultes seraient différents, c’était bien une erreur ! Les enfants dévoilaient les pensées de leurs parents. Après avoir été isolés dans notre vie privée, une pression au travail dévora ma mère et la fit démissionner par incapacité de se décider à se mouvoir. Elle arrêta de parler, de bouger ; une marionnette humaine dont l’âme s’échappait sans que la vie l’autorise à mourir !

Et nous perdîmes notre appartement dans l’année : j’obtiens mes 15 ans à peine avant. Nous avions des économies qui nous permirent de vivre en centre ville et à survivre quelques temps…. Puis, ma sœur prit le relai pour trouver les moyens. Comme on disait : elle se débrouillait. Elle voulait que je finisse le lycée, c’est ce que je fus. Puis je pris un emploi : caissière. Cela ne demande pas de compétences particulières. Point un bel avenir comme j’aurai pu en rêver, point de tout ça. Et jusqu’à il y a trois ans, mon salaire n’avait que deux buts : survivre et faire survivre ma mère. Puis, elle mourut… Ce n’était pas si triste qu’on pouvait le croire : les soins nous coutaient cher et elle n’était plus qu’un légume. Je ne gardais pas grand-chose d’elle : ma sœur et moi avons vendu la plupart de ses affaires ainsi que son minuscule appartement.

Alors je finissais avec mon salaire pour moi-même…. Et, habituée à vivre sans luxe –car on s’habitue à tout- je pouvais profiter de ce renouveau monétaire pour reprendre ma passion : le tir. Il me fallut me ré-entrainer mais j’étais douée, et je finis par être inscrite à des concours pour mon centre. Gagner me permettait de continuer de tirer contre un cout plus faible : je m’évertuais donc à cela et me créait un alter égo – Eden. Vêtements différents, perruque : le principe était de pouvoir ne point trop risquer d’être retrouvée. Point si recherchés, certains concours en restaient illégaux.

Et, grâce à cela, mes couts encore baissaient à ce niveau là… Concours de l’ombre, maximum de gain. Je pus m’offrir des vêtements, du maquillage. Chaque fois que je tirai, j’avais l’impression de retourner à ces moments heureux où mon père était encore un homme bien. Et chaque fois que je me maquillais, j’avais l’impression de retourner à ces mêmes moments, quand ma mère tentait de m’en expliquer les manières. Je continuais de voir ma sœur et, il y a à peine un an, je la trouvais en fort mauvais état devant mon appartement : virée. Le pire qu’il puisse avoir… Et, elle chercha en vivant avec moi jusqu’à ce qu’à force que rien ne s’offre à elle, elle décide de s’offrir aux autres. Pas le plus glorieux, mais pour survivre, on fait beaucoup. Et je fis de plus en plus de concours : je voulais gagner de quoi nous faire tenir, qu’elle puisse en sortir avant qu’il ne soit trop tard.

Le trop tard arriva : elle disparut. Sans nouvelle, je la recherchais. Les ruelles n’étaient pas très sûres mais j’avais une arme –le marché noir, vous savez. Mais rien n’y fit. Je manquais même un jour de travail, croyant la croiser entre deux ruelles sur le chemin et suivant une inconnue. Apeurée, elle courut et je la suivais. Peu de temps de retard, mais suffisamment pour mon employeur. Et, en même temps que ma précarité augmentait, je comprenais que je ne retrouverai pas Annah. Ce n’était pas la première à disparaitre, ni la dernière. Et je m’en voulais. L’appartement était si vide que je me pris à fouiller dans ses affaires. Je n’avais pas vraiment de vie sociale, comme vous pouvez l’imaginer. Difficulté à faire confiance il paraitrait… Rigoler avec des gens me va très bien, les laisser entrer dans mon monde… déjà fait et ça s’était mal passée. Et fille de rebelle, c’est pas vraiment à la mode… et ne l’a jamais été.
Le seul qui avait ce traitement de faveur, c’était Aby. Il était si mignon aussi. Et gentil… Un peu solitaire, tout comme moi. Plus intelligent qu’il n’y paraissait : tout comme moi. Grisâtre, pas bien grand. Je l’avais trouvé seul : la mort au rat venait de finir sa famille dans le magasin. Alors je gardais Aby, c’était mon petit rat à moi. Il n’allait pas chercher de dents, ou ne me les a jamais rapportés. Agé de un an, j’espérais qu’il dépasse les trois ans classiques de survie de ses congénères. Même ma sœur l’appréciait… au fond, nous étions un peu des rats aussi dans le rejet, et enfants nous adorions le mythe. Encore un moment de bonheur… Et Aby, finalement, mangeait peu et la même chose que moi. Une petite bouche à nourrir : juste une cage à entretenir. Un peu comme nous dans cette ville, non ?

C’est entre deux vêtements que je suis tombée sur l’ancienne tablette de ma mère. Ma sœur l’avait gardé et continuait de dessiner dessus. Je me laissais vagabonder au plaisir de voir ses dessins…

Et c’est à ce moment là que j’en étais. Songer à ces choses, ici et là ; ces si ces faux semblants. La vie rêvée de ma sœur entre mes mains, la mienne également. Elle continuait de rêver, cela se voyait à ses dessins. Si mon père n’avait pas été un rebelle, si tout avait continué… A chaque fois que j’y avais songé ces quelques années, j’avais souffert. Mais cette souffrance se transforma en colère : les rebelles… blâmer mon père pour ses abruties de convictions ? Oui ! Blâmer ma mère pour n’avoir su tenir pour sa famille ? Oui ! Blâmer ma sœur pour n’avoir pas continué son chemin sans penser à nous, devenir la femme qu’elle méritait d’être ? Oui ! Et se blâmer moi-même de ne pas avoir su être assez belle pour attirer le regard d’un être riche ? Oui ! Mais personne, depuis tant d’années, ne les avait blâmé eux : ces rebelles !!! Eux, ces êtres qui avaient finalement détruit leur vie à tous !

Et désormais, je les portais responsable. J’avais envie d’en hurler de rage. Ces si, cette si belle vie qui s’offrait à nous sur un plateau, cette chance : envolée ! Pourquoi ? Parce que des abrutis voulaient changer un ordre des choses qui fonctionnait très bien ?! Mais qu’ils aillent au diable !!! J’étais pleine de rage, mais la rage finit toujours pas s’envoler. Et ne reste que le vide, que l’abandon. Je revoyais encore et toujours le contenu de cette tablette. Je ne sortais que pour acheter de la nourriture à Aby, ou la trouver. Puis, je tombais dessus : bien caché. Un message entre tous enregistré. Envoyé à son père, message que sa mère avait oublié de supprimer… ou fut ce son père ? Noyé dans la masse, presque invisible pour une personne qui ne stalkerait pas cet héritage d’existence !

La personne contactant mon père était un rebelle à n’en pas douter ! Owen… c’était son nom, son pseudonyme. Parfois, je doutais de la garde mais là j’avais une preuve. Et cet Owen, femme ou homme, s’attira toute ma haine. Galvanisée par l’envie de lui voler sa vie comme il avait volé la notre, je retournais aux concours au noir. Mon logeur se moquait de la saleté de l’argent qu’il recevait : aucune question. On n’avait jamais réellement parlé. Je fus même repérée par un homme me proposant de devenir une chasseuse, une pisse-culotte, un assassin. Pourquoi pas, me suis-je dis ? Alors j’acceptais et obtenais une certaine somme avant même d’avoir à faire quoi que ce soit. Un cadeau d’entrée déclara l’homme. Pour l’instant, il ne m’a pas encore recontactée.

Mais j’employais cet argent à bon escient : je l’employais pour subvenir à mes besoins et obtenir ce qu’il fallait pour Owen… Avoir un but me changeait : cela faisait bien longtemps. Trouver les rebelles et me venger… oui, c’était un bon plan. Entrer en leur rang et les peiner… Oui, c’était une belle motivation. Et plus j’y songeais, moins je voyais une raison qui me ferait changer d’avis…. J’avais peu à perdre, si ce n’était Aby, de toute façon…. Que vaut une vie de misère face à l’espoir ? Sombre espoir, mais point désespoir.



ET IRL?
PSEUDO: Johanne Unfeth
ÂGE: 24 ans
A PROPOS DE VOUS ?: Je suis… moi ! Et je trouve ça déjà très bien, voir formidable ! Sinon, nous allons très bien dans notre tête ; un peu nombreux, mais habitués ! Et nous sommes enchantés de faire votre connaissance !
SPONSORISE PAR: Ludwig Hammerstein
FEATURING: Charlie Bowater (DA)
CODE:

Je précise donc que le lien de la personne tenant les ficelles voulant assassiner quelqu’un peut être n’importe qui, tout comme Owen (qui n’est qu’un pseudonyme qui peut n’avoir été utilisé qu’avec son géniteur)

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Noble


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Kahena Green - Un tir danger, deux tirs sécurité !
Message Sujet: Re: Un tir danger, deux tirs sécurité !     Mar 29 Juil - 21:38

Bienvenue ! \o/



Merciii Doc' !   

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Rebelle


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Natasha Alinovitch - Un tir danger, deux tirs sécurité !
Message Sujet: Re: Un tir danger, deux tirs sécurité !     Mar 29 Juil - 23:10

Bienvenue, copine amie des rats !



-Merci à Nero pour l'avatar et au Doc' pour la signature !!-
~Fiche / T.E.L. / Relations~

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Rebelle



Sacha ##### - Un tir danger, deux tirs sécurité !
Message Sujet: Re: Un tir danger, deux tirs sécurité !     Lun 4 Aoû - 1:47

Hey ! Ton jeu est validé !

BIENVENUE SUR UNDERGROUND (officiellement) !

Notes de Dieu: DESOLE POUR LE RETARD

Tu dois maintenant: Parce qu'il y a quelques obligations, quand même. Enfin, pas beaucoup pour le moment.
  • Faire ta fiche de relations. (www)

Tu peux maintenant: Parce que... parce que c'est très bien, voilà !

  • Faire ton TEL. (www)
  • Faire ton journal ou d'autres trucs cools dans le passé. (www)
  • Et si jamais t'as envie de RP maintenant, tu peux aller: sur la Chatbox (www), sur les demandes de RP (www) ou encore aller faire une nouvelle demande ! (mais on aime pas ça, ewww. c'est caca.)

Et on a ajouté à ton inventaire:
  • Ton arme... surtout, vise la tête, c'est plus efficace. Ou les services trois pièces...
  • Ta maison !
  • Une fiole de santé +3HP si jamais tu te prends le petit doigt de pied contre la commode de ta chambre.

Et bonne chance !


٭ FICHE
٭ RELATIONS
٭ T.E.L

٭ and she walks
٭ (c) .1019

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Message Sujet: Re: Un tir danger, deux tirs sécurité !     Aujourd'hui à 10:09


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Un tir danger, deux tirs sécurité !

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