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Tyr Osborn - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Dim 8 Déc - 19:21


Plic... Ploc... Plic... Ploc...

Les gouttes chutent, inexorablement, dans l'étendue sombre, lovée au creux d'une petite faille dans la roche, formant une coupole naturelle recueillant l'humidité régnant dans ces tunnels.

Plic... Ploc... Plic... Ploc...

Elles chutent, dans l'air froid et le silence du lieu sordide, le trou engloutissant les citoyens dissidents dans l'oubli, celui dont on ne sort jamais, pas même une fois mort.  
Elles s'écrasent sur la surface de l'eau, brisant sa surface parfaitement lisse, soulevant après elle de légère ondes a la surface de la flaque...


Plic... Ploc... Plic... Ploc...

Voila le seul spectacle, la seule distraction permettant de s'échapper un instant de cet endroit infâme, ou les âmes torturées restent recroquevillées dans le fond de leurs cellules de pierre, a peine éclairés de temps a autres de la lumière de vieux néons, projetant l'ombre des grilles sur leurs visages blafards et creusés par la faim, pour les plus vieux locataires.

Combien étaient-ils ici bas ? Aucune idée... Depuis combien de temps les plus vieux étaient-ils la ? La non plus...  
A dire vrai, la rousse s'en moquait... Elle laissait planer son regard azur sur chaque imperfection, chaque petite zone abrupte de sa prison de pierre et de roche... Chaque chose, même la plus petite, qui pourrait lui servir d'arme.
Car bientôt viendrait le temps ou elle ne serait plus "la", ou elle serait menée en isolement... Loin de cette cage délicieuse ou elle pouvait encore s'occuper en tourmenter chaque "nuit", si tant est que ce fut la nuit a la surface, ses camarades de cellules... Petite voix dans la nuit murmurant ses insanités sans discontinuer jusqu’à se délecter des gémissements et des pleurs...

C'était d'ailleurs la la raison de son "départ" pour une autre cellule, a l'écart de tout... Les gérants de cet endroit miteux en avaient visiblement assez de son comportement et de retrouver des morts le matin...
Mais il n'était pas question pour Tyr de finir seule, sans jouet a briser, pour le reste de ses jours. Son séjour ici touchait a sa fin et elle avait bien l'intention de déménager... Mais pas pour l'une de ces geôle d'isolement, non... Mais pour cette surface pleine de promesse !

Ses doigts se refermèrent alors sur une petite pierre branlante, a peine reliée a la caverne par et, a force de pressions ca et la, elle parvint a détacher celle-ci pour l'extirper de son socle et la porter a ses yeux.
Le morceau était assez grand, mesurant presque la taille de sa main, et assez épais. L'une des faces, celle plantée dans la roche, était plus fine, plus aiguisée aussi, malgré certaines imperfections lui donnant un air écharpé. Un outil qui lui serait alors fort utile sous peu...

Mais déjà dans le couloir résonnaient les pas de son escorte, celui des gentlemens chargés de la mêner a son "tombeau". Ceux qui la mènerons, malgré eux, a la liberté ou a la mort.

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Sacha ##### - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Mar 10 Déc - 0:59

Le hasard est une drôle de chose, tout de même.

Chaque matin, on part un peu au hasard. On se fixe une heure, on ne s'en va jamais à la même seconde qu'hier. On oublie ses clés, on perd quelques minutes. On a du mal à fermer la porte à cause du froid, on fait tomber un papier. Et avec toutes ces petites coïncidences, ces blocs qui s'emboîtent, on crée notre propre tombe. On arrive exactement au moment où le premier véhicule de la journée passe dans la rue et nous renverse.

Quelques jours plus tard, on meurt. Et parfois, on se dit: "et si". Et si je n'avais pas ramassé ce papier, et si je n'avais pas oublié mes clés. Et s'il avait fait un peu plus chaud, je l'aurais peut-être évité. Mais ce n'est pas de hasard dont on parlera aujourd'hui.

Parce que cet hasard est un peu voulu, ce soir. Parce que cet hasard n'est pas vraiment un hasard. Parce que, bien que la chance soit de la partie, Sacha ne s'est pas retrouvée avec les clés d'une cellule au hasard dans les mains. Parce que Sacha crée son propre hasard et choisit sa destinée... ainsi que celles de quelques autres personnes.

C'est le cas de cette femme, d'ailleurs. Cette rousse, rasée, enfermée. On pourrait croire à l'intervention d'un bon dieu - ou alors d'un très mauvais. On pourrait croire, un instant, à un temps limité, à un choix trop important pour réellement l'avoir. On pourrait croire, simplement, au hasard. Mais il n'y a pas de hasard.

Et pour ces hommes non plus.

Dans les bruits de pas, l'on pouvait d'abord entendre celui régulier des gardes, qui avançaient dans le couloir, sans pour autant être encore visible depuis les cellules. Les souterrains, parfois, étaient une mauvaise idée. Le parfait labyrinthe pour le voyou qui aimerait s'enfuir, le parfait jeu d'échecs pour celui qui souhaiterait les prendre par surprise. Puis soudain, plus rien.

Plus que quelques bruits, épars, divers, étranges. Quelques cris, souvent étouffés, la chair frappée par ce qui semblait être un rude bâton. Des gémissements de douleur, des genoux qui frappent contre la pierre du sol et quelques murmures dans le combat qui se mène au loin. Ceux d'une femme à la voix douce mais trompeuse, comme elle-même révélatrice de sa propre personnalité. Oh, ici bas, pas mal de monde la connaît. Sauf peut-être cette femme.

Et comme un éclair, elle apparaît dans le couloir de pierre, la lumière faiblarde et jaunâtre rebondissant sur les murs pour lui donner les teintes qu'elle n'a jamais eues. Elle traverse, semble un courant d'air dans l'allée, regarde, mais ne s'arrête pas. Et finalement, elle le croise. Son regard, bleu dans le sien, un échange entre deux tempêtes.

Le hasard est une drôle de chose, tout de même.

« Numéro 2572, c'est cela ? » Les clés sonnent comme des cloches dans la serrure qu'elle ouvre à la va-vite, visiblement pressée. « Dépêche-toi et suis-moi, on se casse d'ici. »

La grille est ouverte. Liberté retrouvée. Au fond du couloir, les autres prisonniers appellent à l'aide, lançant des plaintes muettes à travers leurs jolis mots. Que de gentillesses pour des meurtriers. Ceux qui n'assument plus leurs crimes après trop d'années à purger.

« Alors 2572 ? Vraiment, on a pas le temps. Y en a un qui s'est enfui, il est parti alerter ses potes. Et les deux autres sont à peine assommés, ils vont se relever. Tu te décides ? »


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Tyr Osborn - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Mar 10 Déc - 9:42

Aaah l'Homme... L'Homme pense toujours que dans chaque humain, il y'a du bon. Que dans chaque être, quelque chose mérite d'être sauvé. C'est qu'il n'a pas encore rencontré Tyr.

Plic, ploc, plic, ploc...

La rousse était la, contemplant de ses yeux d'acier la pointe de pierre qui se tenait entre ses doigts fins... Un si petit objet qui pouvait faire basculer la vie de nombreuses personnes...
Ses oreilles écoutaient, attentivement, le pas de ses bourreaux, de ceux qu'il lui fallait écraser, pour sortir d'ici. Lentement, il s'approchaient, se rapprochaient. Mais, alors même qu'elle préparait son esprit au combat, aiguisait ses sens, le son changea.
Ce fut alors celui d'un combat qui vint résonner a ses oreilles, elle en était sure, aurait put mettre sa main a coupée d'ailleurs. Quelqu'un venait, quelqu'un d'autre que ses geôliers... Voila qui s'annonçait divertissant.

Elle attendît, elle attendît le temps qu'il fallut pour que la jeune femme n'apparaisse dans l'encadrure du couloir, et ne se glisse entre les cellules miteuses et humides ou croupissait la pire engeance de ce monde répugnant... Et quelques autres prisonniers.
Alors qu'elle arriva a hauteur de la cellule de 2572, qui ne se privait pas de la détailler du regard avec une curiosité mal placée, elle se figea pour s'adresser a elle...


« Numéro 2572, c'est cela ? »

Oh cruel destin qui, une fois encore, jouait avec les ficelles de sa vie... La prisonnière se redressa mollement, avec un flegme démesuré, presque comme si elle ne comprenait pas l'importance du temps et de la hâte dans l'entreprise de la manchote... Mais elle comprenait. Elle ne comprenait même que trop bien et, avec discrétion, elle vint enfouir sa pierre dentelée dans sa manche, habillement. Ne sait-on jamais, dès fois qu'elle en ait besoin.

« Dépêche-toi et suis-moi, on se casse d'ici. »

La grille, dans un hurlement d'acier, s'ouvrit... Vous savez, l'Homme a toujours tendance a offrir la liberté dans un élan de générosité, ou pour ses propres intérêts; et a l'heure actuelle, Tyr n'était pas encore décidée du quel des deux exemples elle devrait affubler la "bienfaitrice", mais bien souvent... L'Homme n'a pas la moindre idée de la conséquence de ses actes.

« Alors 2572 ? Vraiment, on a pas le temps. Y en a un qui s'est enfui, il est parti alerter ses potes. Et les deux autres sont à peine assommés, ils vont se relever. Tu te décides ? »

Ce fut alors avec un calme olympien qu'elle se glissa hors de la cellule, ses pieds nus épousant sans crainte le sol froid et humide... Elle se sentait vivante, plus vivante que jamais.. Sous peu, les souterrain allait se mettre a vibrer comme une ruche dans la quelle on aurait cogné, les gardes allaient s'activer, patrouiller... Et tout cela ne la faisait que se sentir plus vivante encore.
Le sang bouillonnait dans ses veines, sont cœur battait dans ses tempes, et un sourire froid et macabre étira ses lèvres abimées, balafrées.


« Pourquoi se presser ? Nous avons tout notre temps... »

La voix et rauque, et porteuse d'un "on ne sait quoi" malsain, dérangeant au moins. Mais déjà la rouquine se tourne et se dirige vers le couloir d'ou vient la jeune femme sans même prendre le temps de voir ce qu'elle comptait faire ensuite, en sifflotant, laissant un regard mesquin et narquois se couler sur les cellules, admirant avec délice le visage des condamnés, contraint de vivre ici jusqu'à la fin de leurs jours quant elle, elle serait dehors a profiter de son existence... Cette simple pensée suffisait a la mettre en joie.

« Donc, ces gardes, tu disais... ? »

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Sacha ##### - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Mar 10 Déc - 16:09

Elle a le temps.

Elle ouvre le paquet pour le laisser tomber, tirant sa seule et dernière cigarette. Elles n'ont plus le goût de celles d'avant, ni même la texture. Une simple illusion, de la nicotine qui traverse le corps et c'est tout. Rien de plus. La dose quotidienne, avec ce goût amer qui reste en bouche et l'assèche. Et un manque, un manque terrible. Celui d'une saveur oubliée.

« Pas vraiment. » Elle souffle la fumée blanche que certains prisonniers tentent de respirer, comme des drogués qui tentent de se rappeler de leur dernière piqûre. « Je sais pas pour toi, mais j'ai des gens à baiser moi. Alors si on pouvait se dépêcher, ce serait parfait. »

Et la cigarette tombe. Elle n'a pas le temps. Pas le temps de finir sa dernière cigarette. Peut-être qu'elle ne trouvera plus de paquet pendant longtemps. Peut-être qu'elle ne sera pas fournie à temps. Peut-être que la douleur dans son épaule reprendra et qu'elle ne pourra rien calmer. L'illusion de la santé. Prendre des cochonneries pour masquer une autre cochonnerie... et sans même jeter un regard à sa compagne de fortune, elle s'évanouit dans le couloir qu'elle quittait quelques minutes plus tôt.

Les visages des gardes à terre qui geignent sont des plus pitoyables. Couverts de bleus qui sont encore rouges, les nez cassés, les mâchoires peut-être déboîtées... L'on remarque sur le mur les traces de sang, à l'endroit même où l'on a cogné la tête. Sur ce coup, elle avait été rapide. Mais l'autre l'était un peu plus. Au revoir l'anonyme, ta mort n'a pas encore sonné aujourd'hui !

« 'sont là. Par contre, on va devoir partir par là d'où je viens. Et ils viennent de là. Putains de souterrains. » Peau de lune fait volte-face, examinant un moment la jeune rousse de son regard des plus désinvoltes, presque méprisant, mais d'une façon tant involontaire qu'on ressent toute cette innocence se dégager de sa personne.

La rousse n'a rien d'une gentille fille. D'elle, contrastant avec Sacha, émane quelque chose de mauvais, de malsain, tant que l'air qui les entoure semble contaminé, lourd. Dans ses habits de prisonnière, Crinière de Feu n'a plus rien d'une enfant - si elle l'a déjà été, bien que c'est difficile à croire. Même de son visage ne se dégage rien d'humain, rien d'une femme, ou même, rien d'un homme. Elle a ce genre de visage, de regard qui fait dire que jamais, oh, jamais l'on ne sera ami avec. Et vous savez quoi ? C'est vrai. Jamais.

« Evidemment, t'as pas d'armure. » est la première chose qui sort de ses lèvres, comme des tâches sur son visage blanc. « T'as pas d'arme ? Un couteau, une fourchette, je ne sais pas ? N'importe quoi ? Tu sais te battre, j'imagine. T'es pas là pour rien. » Elle l'examine un dernier instant avant de se mettre en marche pour veiller sur les venues de l'autre couloir, adjacent au leur. Toujours personne. Mais au loin, on entend déjà les cris de l'homme affolé, rebondissant sur les murs pour leur parvenir. Il est si proche et si loin. Il semble à côté quand il ne l'est pas.

Ces souterrains, définitivement, n'avaient rien d'une bonne idée. Pour gardes comme pour rebelles. Si elles venaient à se battre, le seul nombre supérieur des gardes pourrait les arrêter.

Enfin, ça, c'est sous-estimer les deux jeunes femmes. Oh, si vous saviez seulement. Si vous saviez.


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Tyr Osborn - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Mar 10 Déc - 16:29

Elle parle, elle parle, elle parle tant... Elle semble sans arrêt en train de parler, de jacqueter, et sa voix rebondi encore et encore pour emplir le crâne de la rousse, a son grand dam.
Celle-ci obsèrve le couloir, et plus encore la partie ou eu lieu l'affrontement... Ca pour sur elle savait se battre, du moins mieux que le commun des ces immondes sacs de chair... Mais ont sentait bien qu'elle avait toujours vécu entre ces murs, qu'elle n'avait réellement jamais manqué de rien, et que la survie était plus comme une quête qu'une seconde nature.
S'arrêtant a hauteur des pauvres gardes, elle se pencha, écoutant a peine ce que l'autre racontait...


« 'sont là. Par contre, on va devoir partir... ...pas d'armure. T'as une... sais pas ? N'importe quoi ? Tu sais te battre, j'imagine... »

A t'elle peur ? Est-elle angoissée ? Comme un animal blessé que l'on accule ? Pourquoi autant parler, parler si vite sans même laisser le temps de répondre, sans même attendre une réponse... Est-ce pour se rassurer ? Dégager un rien son cerveau des idées embrouillées ?
La rousse ne savait pas, elle ne l'écoutait que d'une oreille et encore tandis que ses mains tâtait l'armure d'un des pauvre bougre au sol, encore dans les vapes. Elle ne tarda pas a le dégager de son arme d'ailleurs. Curieuse chose, petit concentré de technologie qui ne lui était pas familier... Mais une arme est une arme, et les armes ne sont que des raccourcis d'un doigt A a la mort d'un certain B. Dans le fond, il suffit de trouver la "gâchette".

Elle se tourne, et d'un geste vif envoi l'engin de mort voler en direction de peau-de-lune qui a déjà repris sa route, inconsciente du trésor a ses pieds.


« Hé ! Attrape. »

Aussi vite qu'elle avait tourné la tête, l'enfant de putain revint a son pillage, se fichant de savoir si sa compère allait réussir a récupérer ou non l'engin... Voir même de savoir si elle, a son inverse, savait s'en servir convenablement. Durant l'espace d'un moment, elle songea a extirper aussi leur armure a ces jeunes gens, mais cela prendrait bien trop de temps, et une armure était un poids mort qui les ralentiraient. Se tournant alors vers l'autre garde, elle se contenta de hisse la seconde arme entre ses mains et s'élancer a la suite de Sacha...

« Bon, la sortie ? »

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Sacha ##### - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Mer 11 Déc - 22:38

Elle n'a plus le temps.

Plus le temps de réagir à ses mots. Plus le temps de répliquer quoique ce soit. Plus le temps de faire autre chose qu'attraper l'arme et se taire. Mais elle attend. Elle fait signe, elle indique l'ordre: attendre. Ses doigts griffent la surface lisse et propre de l'arme, crochus comme ceux d'une vielle sorcière, recluse dans ses marais, abandonnée de tous. Parfois, elle se dit qu'elle est un peu comme ça. Et elle oublie.

Sacha n'a pas le temps. Mais elle attend. Elle examine l'arme attentivement, comme un animal curieux. L'observe sous tous ses angles, tourne l'arme dans un degré impossible pour le bras humain. Mais Sacha n'est plus une humaine depuis quelques temps... ou plus totalement. Mentalement comme physiquement, diront certains. Elle ne l'a jamais été, diront d'autres. Allez savoir lesquels mentent, s'il y en a réellement.

Elle ouvre la bouche pour poser une question, mais se retient finalement. Elle n'a plus le temps, mais elle attend. Elle attend de comprendre l'exacte signification de chaque emplacement, de trouver gâchette, réglages et sécurité. Si elle a à s'en servir - et à en croire l'agitation qu'on entendait au bout du couloir, elle le ferait - autant savoir comment. Et pour le savoir, elle n'a qu'à essayer.

Oh, pauvre homme, lui qui n'avait fait que de geindre toutes les deux secondes à propos de son nez cassé. Il y a un tir, un grand bruit, comme si l'on envoyait une fusée de détresse dans le ciel de la caverne, et plus rien. Plus que les cris de l'autre dont les oreilles sont sérieusement endommagées par le tir proche. Si elle avait eu plus de compassion, elle l'aurait tué. Mais pas aujourd'hui. Il en faut toujours un pour raconter de grands exploits. Et ce soir tout particulièrement, c'est lui. Quel chanceux.

En analysant les dommages causés - qui sont un crâne explosé et un visage méconnaissable - elle ne sait réprimer un petit cri de surprise et un sourire grandissant. Au revoir les gardes, ce n'est pas ce jour qu'elle mourra, et encore moins avec un tel bijou entre les mains. « On y va. »

Oh, joie ! Fleur d'Argent prend les devants, le bras de chair soutenant l'arme qui visait droit devant, écoutant, se délectant des bruits de pas furieux et rapides qui se dirigent vers eux. Dans quelques secondes à peine, ils seront là, leur faisant face. Et elles ont tout leur temps. « D'ailleurs, 2572, t'as pas un prénom moins long et moins chiant que ça ? C'est lourd à force. D'ailleurs, prépare-toi, ils sont là. »


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Tyr Osborn - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Mer 11 Déc - 23:11

Chance, sa camarade d'infortune parvint a s'emparer de l'arme avec sa main d'acier... A dire vrai, elle avait presque espéré voir l'estropiée se rater. De toutes manières, son infirmité... Sa difformité... Lui vaudrait surement un jour ou l'autre de finir tuée. Les lois de la natures et de l'évolution sont immuables.

D'un œil discret, elle l'observe, l'analyse... Après tout, elle n'a pas encore discuté avec a mystérieuse bienfaitrice venue si gracieusement lui offrir liberté et aide au risque de mettre son intégrité physique en danger. Elle avait déjà connu pareille manœuvre par le passé... Et cela se soldait souvent par une cohorte de devoirs en retour... D'engagements en tous genres.
Elle analysait, oui... Le comportement de peau de lune, son physique et sa silhouette, forces et faiblesses... Car, dans un futur plus ou moins lointain, elle deviendra le seul rempart entre elle et l'anarchie de la liberté, le chaos de sa volonté...

Et lorsque ce moment arrivera...


BLAME!

La détonation claqua dans l'air frais et silencieux du couloir, râlant le long du mur, hurlant au loin dans les entrailles de la terre tandis que l'un des deux geignards n'était plus qu'un tas de viande lourd, s'écrasant dans un bruit mat contre le sol... Le rouge repeignant le mur semblait briller de lueur irisés sous les néons crépitant qui surplombait la peinture...

« On y va.  »

La rousse prit note, silencieusement, renforçant un peu plus son existence d'expériences, avant de se redresser, posant le canon de son arme en appuis sur son épaule, pour prendre la marche a la suite de la pressée, marchant dans de grandes enjambées, dans un rythme calme, presque nonchalant...  
Son regard azuré, dur comme l'acier, s’enfonçant dans la pénombre du souterrain, au delà de celle qui la précède... Déjà une forme, une ombre se coule sur le mur... Au loin, le tumulte des pas rapides rebondit de mur en mur, l'agitation gagne la roche elle même... Bientôt, ce couloir si calme et presque accueillant se transformera en véritable Ragnarök...
A cette simple pensée, Tyr ne put s'empêcher de laisser un rictus malsain étirer ses lèvres, emplie de joie et d'alegresse... Bientôt, elle pourrait faire ce pourquoi elle était née, ce pourquoi elle respirait.


« D'ailleurs, 2572, t'as pas un prénom moins long et moins chiant que ça ? C'est lourd à force. D'ailleurs, prépare-toi, ils sont là.  »

Les mots s'écoulent, mais déjà elle n'écoute plus, seul le son de son cœur battant férocement vient marteler ses tempes, le souffle court, chaque fibres de son coeur en feu... Une première silhouette émerge d'un couloir adjacent, un visage se tourne vers face-de-lune...
Un homme, agé, on lui donnerait bien la trentaine... Une barbe brune, des cheveux en bataille, le tout sur un visage carré, clairement façonné... Des yeux bleus, ou peut-être gris, a une telle distance dur d'être sur, et un nez qui ferait rire un enfant. Il n'a pas l'air bien méchant, peut-être a t'il une femme qui l'attends en rentrant, préparant un bon diné pendant que sa jeune fille dessine au coin du feu... Lui il n'est la que pour gagner honnêtement sa vie, cherchant de quoi mettre sa famille a l'abri du besoin et...


BAM

La déflagration emplie le couloir, lumière jaillissante fusant par dessus l'épaule de la plus rapide des deux, éclairant l'espace d'un traître instant le visage de cet homme banal qui se mue en une horrible grimace de surprise et d’incompréhension... Un flash, et la lumière ne laisse place qu'a un spectacle pittoresque de chair calcinée volant entre gerbe de sang et os brisés, mâchoires éclatées et cervelle liquéfiée venant pleuvoir contre le sol froid et dur, insensible...

« Je crois que j'ai trouvé la gâchette... »

La voix est froide, détachée... Presque amusée, ce genre d'amusement sordide que montre certaine personne pleinement conscientes de la vie qu'elles viennent d’effacer, de tout ce qui était et tout ce qui aurait put-être, réduit a néant en l’espace d'une seconde, d'un battement de cil... De cette existence plongée dans les ténèbres et l'oubli, dans les abysses glaciale de la mort.
Et tout ce qu'il reste n'est que ce rire sardonique, cette voix macabre, haïssable... Et pourtant elle même si haineuse... Née dans la haine même, dans la décadence et la folie des hommes, dans les cendres de ce qui fut un empire... Née pour annihiler.

Mais il n'était pas temps d'y songer pour l'instant, car déjà un autre soldat venait enjamber le cadavre qui s'effondrait une seconde plus tôt au sol... A quoi ressemblait son visage déjà ? Oh et puis, ce n'était pas important...

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Sacha ##### - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Sam 14 Déc - 23:53

Elles ont tout leur temps.

Oh oui, dame, elles ont tout le temps au monde. Celui qu'elles n'ont jamais pu dépenser ailleurs et qu'elles ne dépenseront plus jamais. Oh, et que vienne leur dernière heure ; elles mourront heureuses, sourires aux visages, tirant balles jusqu'à leur dernier souffle. Que leur temps soit compté, qu'il s'écoule aussitôt, jusqu'à zéro, maintenant. Elles n'en auront rien à faire, hah, dame. Vous ne connaissez rien de Fleur d'Argent et Crinière de Flammes.

Alors quand la lumière passe au delà de l'épaule de la femme, soulevant presque au passage ses mèches sans nuance, elle n'en a que faire, si ce n'est que son sourire s'élargit sur ses joues blanches, remontant avec toute l'adrénaline procurée. Et des deux, dame, laquelle pensez-vous pouvoir arrêter ? Vous avez raison: il n'y a aucune réponse.

Sa nouvelle arme se redresse, comme la faux d'une personnalité funeste, et tire, fauche l'homme en pleine fleur de l'âge, qui à vrai dire, tentait certainement de se rappeler quelle ligne de son contrat mentionnait "mort plus ou moins imminente". Oh, il n'a même pas le temps de contempler l'oeuvre d'art qui s'est formée derrière lui, jeu de tâches vermeilles et d'os ressemblant étrangement à la colonne qui parcourait le dos. Lui n'a plus de temps.

Et elles, dame, elles ont tout leur temps.

« Au second virage, tu tournes et tu les butes. » sont les derniers mots de Peau de Lune, avant qu'elle engage sa valse dans le couloir, fonçant en direction du nid de gardes.

Elle tourne, la belle, son pied gauche embrassant le premier temps pour emporter son arme sur le couloir ouvert, où elle tire aveuglément, touchant, tuant, compagnon, compagnonne qu'elle oublie à l'instant même, n'ayant certainement pas remarqué son visage.

Et c'est le droit, et c'est le gauche, qui reprend, qui valse, qui tourne, qui rattrape la première position et qui abat le pied sur le sol comme l'annonciateur de morbides nouvelles, n'utilisant plus alors l'Arma comme une arme de tir, mais comme une arme de mêlée, écrasant le visage si délicat de la femme en uniforme qui n'a rien vu venir.

Et alors même que le garde derrière elle relève son arme pour abattre sa furieuse vengeance, elle tire, le canon faisant face au nez en trompette de l'homme aux petits yeux verts. Enfin, plus totalement verts à présent. Pauvres hommes, pauvres femmes, car ils rencontrent à présent leur destinée, et tous mourront sous leurs mains déjà sales de trop de vies.

Quand l'argentée remarque qu'à ses pieds, il n'y a que cadavres et qu'autour d'elle ne se trouve plus d'ennemi à sa portée, elle tourne une dernière fois, achevant sa danse, pour dévisager la prisonnière avec cette même innocence au visage, cette expression de sincérité qui pardonne son expression méprisante. Elle n'entend plus bruit. Ils reviendront, et très vite. « T'as fini ? Suis-moi, on est plus très loin. »


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Dernière édition par Sacha ##### le Mer 1 Jan - 15:04, édité 1 fois
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Tyr Osborn - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Jeu 19 Déc - 10:41

Déjà dans les profondeurs humides des souterrains se répétait l'écho furieux des armes et des coups, le bruit mat de la chair qui rencontre le sol, le tintement des armures qui s'écrasent contre les murs.

Peau de lune s'était engagée la première et, en cet instant, même Tyr venait a se demander la quelle d'elles d'eux était la plus cinglée... Celle prenant un malin plaisir a effacer... Ou celle dansant au milieu d'une flopée de gardes. Mais le questionnement fut de courte durée.
Ca et la, d'autres passaient a coté d'elle, désireux de l'encercler, ou l'ignorant pour s'en prendre a la seconde... Qui ne comptait pas se laisser faire.

Ramenant son arme contre son épaule, elle glissa avec une aisance des plus naturelles sa mire sur l'un de ces gardes idiots trop stupides pour comprendre lorsqu'il fallait fuir... Et ni une, ni deux, elle entreprit de réduire l'existence de cet être conscient a néant, de purger ce monde d'un cloportes de plus qui rampent a sa surface, dans une gerbe de lumière et de sang.
La réponse ne tarde pas, et une salve de lumière fuse dans sa direction, ne lui laissant que le temps de rouler a même le sol vers un abri de fortune tandis que les jets brillants cisaillent l'ombre du souterrain pour s'écraser avec fracas contre les murs.

L'un des gardes s'élance vers la bifurcation, il a le souffle vif, les sens en alerte. Aujourd'hui, il va recevoir sa promotion, pour avoir accompli un service exemplaire, et des résultats tout aussi excellents. Il n'est pas question qu'il meurt ici, et maintenant.
Ralentissant le pas peu avant le tournant fatidique, il désigne, a l'aide de ses doigts et sans un seul son, a deux de ses camarades, de se glisser le long des parois du couloir et de se tenir prêt.

Sa voix se fait alors murmure et chuchotement, profitant du ramdam produit par face de lune un peu plus loin dans le couloir, pour donner quelques ordres de plus.

« Elle a roulé a gauche... Elle est surement contre le mur, juste a coté, pour abattre le premier qui passera. Tu y va en premier, passe seulement ton arme dans sa direction et tire pour la prendre au dépourvu. Compris ?
Sonia, tu le couvre, au cas ou.
»

L'adrénaline avait bondit d'un coup, et son sang lui vrillait les tempes, son cœur battant la chamade. Durant ces longues minutes fatidiques, chaque choix serait un choix de vie, ou de mort.
Léon se glissa alors telle une ombre le long du mur, jusqu'à l'intersection... Aussi étonnant que cela puisse paraître, les gardes n'étaient pas que des branques, et savaient s'organiser, et dompter leurs émotions... Après tout, ils n'étaient pas gardes pour rien.
Puis, dans un geste confiant, il glissa soudainement le canon de son arme dans le couloir, a hauteur d'homme, et le vida sur la gauche dans une mitraille aveuglante illuminant le croisement, allongeant les ombres des imperfections des murs dans un fabuleux spectacle...

Quelques longues secondes s'écoulèrent, avant que le "clic" significatif du chargeur ne se fasse entendre. Il l'avait eu, il ne pouvait en être autrement ! Prenant son courage a deux mains, il s'engagea alors dans le couloir, suivi de prêt par Sonia...
Mais le temps qu'il comprènent, il était déjà trop tard.

La, a ses pieds, agenouillée au sol, se tenait la rousse, avec un rictus malsain le long de ses lèvres. Le temps ralenti alors, et il put voir le canon de l'arme braqué vers son visage... Le regard vicieux de son adversaire... Sa vie, ses regrets, ses remords... Puis vint le flash. La lumière aveuglante...

... Puis le vide.


« Putain de... Sonia ! Replis ! Immédiatement ! »

L'adrénaline avait un instant laissé place a la frayeur pour l'officier, dont la voix avait jaillit impérieuse, sous l'urgence de la situation. Mais il devait se ressaisir... La peur n'était pas réelle, seul le danger l'était, et actuellement, ils étaient en grands danger.
Devant ses yeux, la lumière avait irradié autour de Léon un traître instant, explosant sa gorge en un flot de sang, séparant son crâne du reste de son corps en propulsant celui-ci vers le sol... Déjà Sonia reculait, amenant son arme en joue de l'intersection, et il l'imita tandis que son cerveau semblait occupé a chercher la meilleure chose a faire en pareille situation...

Il avait déjà fait une erreur.

Derrière eux, la fureur des tirs s'était tût pour laisser place aux chocs de la chair, ne pouvant annoncer que deux choses, une victoire, ou une défaite. Mais comme tout soldat, il faisait confiance a ses camarades pour avoir tenu bon contre une seule femme, même armée.. Au pire, il saurait surement gérer la situation, il...

Une main venait de se glisser par l'intersection, projetant un petit objet vers eux... Ce n'était pas une pierre, c'était trop "artificiel" dans sa forme... Cela ne pouvait pas non plus être une grenade, qu'est-ce qu'une prisonnière ferait avec une telle chose ?
Non... Un chargeur. C'est un chargeur.


« Recule Sonia ! »

Ils reculèrent, a l'unisson, dans un magnifique mouvement synchronisé sans jamais quitter des yeux le petit objet volant, traversant les airs... Attendant tout deux que l'adversaire déplace son pion, tire dedans pour le faire éclater dans le couloir...

Il y'eut un en effet un tir, et ils se cachèrent les yeux, pour ne pas être aveuglés... Pour être prêts a déferler sur la rousse qui aurait crut que son piège avait fonctionné...
Mais lorsque le son de l'acier chutant au sol parvint a ses oreilles... Il comprit que c'était lui qui avait fini piégé. Ré-ouvrant les yeux, il ne put que contempler le petit chargeur glissant le long du sol, et le cadavre de Sonia glissant le long d'un mur, le bras devant les yeux, et un trou béant au travers de son buste... Elle l'avait écouté. Elle l'avait imité.
Maintenant, elle était morte.

Maintenant, ils étaient tous morts.

Ivre de rage, de colère et de remords, l'officier poussa un cri furieux... La rousse se tenait devant lui, dans l'intersection, le visage éclaboussé de sang, et toujours cet odieux sourire sur son visage... Cette face malsaine et macabre...
Il empoigna son Arma-G, le redressant aussitôt vers la jeune femme pour ouvrir le feu. Sa silhouette svelte, soulignée par les lumières vivaces et éphémère, plongea vers le sol pour y rouler, filant de nouveau a l'abri sous une pluie mortifère...

Il y'eu du sang... Du sang qui gicla contre la pierre froide du souterrain, la réchauffant surement un peu... Il l'avait touché. Il avait put la blesser. Et cela signifiait qu'elle pouvait saigner. Qu'elle pouvait être tuée.
Rassuré par cette simple pensée, il se délecta d'un râle de douleur provenant de l'abri d'infortune de sa cible. Il était maintenant temps d'aller achever l'animal blessé...
Ses pas étaient lourds, annonciateurs de mort. Ses mains étaient moites, crispées a lui en faire pâlir les phalanges sur son arme. Ce combat avait atteint son paroxysme et il était temps d'y mettre un terme.

S'apprêtant a tourner dans le couloir ou s'était réfugiée Tyr, il s'arrêta juste a temps pour éviter ce qui lui sembla a première vue être une lame, visant son visage. Il se pencha en arrière a peine assez vite pour qu'elle ne fasse que fouetter l'air devant lui... Elle était encore en vie.
Il abaissa son arme, prêt a faire feu, vers l'engeance haineuse, qui vint a son tour frapper du pied le canon de celle-ci pour la dévier... Le tir fut instinctif, fusant contre un mur, figeant dans les rétines les silhouettes de l'instant. Il parât d'un coude un coup de poing, rendît un coup de genoux qui heurta une épaule accroupie. Un nouveau coup fusa, un coude lui heurta les côtes, douleur mordante... Il répondit d'un coup de pied contre un tibia, faisant chanceler sa mortelle adversaire.
Il tente a nouveau de tirer, mais elle n'a pas dit son dernier mot. Un nouveau coup, de la paume, pour dévier l'arme. Il la ramène, et cette fois, elle tourne sur elle même. Son pied fauche l'air, envoi l'outil funeste voler dans le couloir. Maigre victoire, un poing heurte son ventre. Elle tousse, crache, intense. Elle y répond, heurte son plexus.
Le voila qui tousse, chancèle... Le souffle coupé. C'est sa chance. Elle s'élance, sa fidèle pierre en main, et frappe a la gorge. Le coup n'est pas assez violent pour l'égorger de suite, la "lame" improvisée ne fait que s'y planter, étirer la peau, déchirer un rien la chair... Elle s'accroche,  reste coincée tandis que le sang commence déjà a s'éprendre...

Tyr souffle, tandis que son dernier opposant recule, posant ses mains a sa gorge tandis que son visage se mue d'incompréhension. Il avait fait tout son possible, il était pourtant sur de gagner. Mais les dés avaient été cruels avec lui, et a présent, il mourrait. Il mourrait lentement.
Il chuta d'abord a genoux, laissant une de ses mains tatôner le sol a la recherche d'une arme, ne rencontrant que le liquide chaud et poisseux qui coulait alors a flot de sa gorge... Sa vue se brouilla, son cœur ralentît... Et il s'effondra contre le sol.

Tyr laissa son sourire s'agrandir quand son regard plana sur les corps et le carnage généré... Sa jambe la lançait, et elle fini par y jeter un coup d'oeil. Le tir avait été chanceux, et avait mordu a sa cuisse, incinérant une portion de tissu, arrachant un morceau de chair... Une future cicatrice de plus, témoin de sa grande victoire de ce jour. Mais l'hémorragie n'était pas si sévère, l'avantage de cette arme, c'est que les bordures de l'impact finissaient au moins cautérisées par la chaleur du tir... Enfin, en partie.

Néanmoins, ce fut boitante qu'elle rejoignit le couloir qu'avait emprunté face de lune... Peut-être un peu trop par rapport a sa blessure, mais mieux valait toujours sembler plus faible que l'on ne l'était réellement...


« T'as fini ? Suis-moi, on est plus très loin. »

Ah, douce promesse de liberté... Elle allait enfin sortir.... Elle allait enfin pouvoir se livrer a ses envies, et insuffler le chaos a ce monde. Tous la craindrait, mais ils ne le savaient pas encore.

« Oui. Vas-y, je te suis... Je te suis... »

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Sacha ##### - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Mer 1 Jan - 16:52

Et puis de nouveau, le temps s'est arrêté.

Plus que le silence, les échos d'anciens tirs, les bruits de chair qui se cognent contre armes et pierre... puis la douleur, lancinante, qui apparaît lorsque tout est retombé, lorsqu'on se croit sorti d'affaire. Peau de Lune pense d'abord à une blessure, quelque chose qu'elle aurait eu du mal à éviter, un tir qui aurait brûlé le contour de ses formes, puis elle comprend.

Alors au début, elle élance son bras de fer, l'étire et le tourne, tente de trouver une position confortable alors, qu'ironiquement, elle n'y ressent plus rien. Peut-être que l'autre comprend. Peut-être que l'autre ne comprend pas. Disons qu'elle n'en sait rien et qu'elle n'en saura certainement jamais rien. Alors elle se tait et rabaisse le squelette de métal, endurant, comme les adultes le font souvent.

Et elle se tourne.

« Oh putain. » Sacha observe sans rien dire de plus, analysant comme elle le peut la blessure de sa compagnonne de fortune, ses iris roulant d'un bord à l'autre de ses globes. « Une fois en haut, on jouera au docteur si ça te plaît. Là je pense pas qu'on ait le temps de s'arrêter. » Mais oh, bien sûr que si: elles ont tout leur temps.

Elle esquisse quelques pas empotés, son corps penchant sur le côté sous le poids de l'arme qu'elle tient comme un sac, et elle regarde. Elle regarde le massacre de l'escouade numéro elle-ne-sait-combien. Elle regarde ces femmes, ces hommes, ces gens qui avaient peut-être quelque chose chez eux, et à travers leurs yeux morts, elle voit ceux qui vont la regarder elle, qui vont la détester. La haïr. Se venger. La tuer.

Et de tout cela, elle ne ressent rien. Pas de remord, pas de tristesse, ni même de joie. Elle regarde, avec son visage, son expression méprisante, ses yeux de glaces rongés par le feu. Elle est le monstre dont elle a toujours eu peur. Elle est l'horrible personne qui, dix ans plus tôt, prenait femmes et enfants. Elle est celle contre laquelle elle se bat et étrangement, elle adore ça.

Puis elle lâche son arme. On pourrait d'abord croire à une subite faiblesse, son bras de fer qui lui fait misère, mais il n'en est rien. « Prends-en une autre aussi, au cas où. Celles-ci sont presque vides. » Elle ramasse de nouveau, une autre, nouvelle, plus sale, plus usée, abîmée par les murs de pierre ; et même quelques éclats viennent gâter la coque parfaite. Elle observe et relève, avant de se mettre en route.

Parce que dame, il n'y a plus de temps à perdre.

Parce que dame, la sortie est proche.

Au loin, à l'horizon ; comme la promesse d'un monde meilleur qui ne vient pas. Comme la lumière au bout du tunnel.

Mais ce n'est pas leur heure.


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Tyr Osborn - Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]
Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Lun 6 Jan - 21:51

Le combat fut tendu, épuisant... Peu a peu, les flammes furieuses en elle s'étaient mues en simples braises. Mais les braises ne sont pas pour autant signe de faiblesse, et de la plus petite lumière peut renaître le plus vivace des incendies.
Le calme avant la tempête.

Son sang commençait a tâcher sa tenue de détenue, sans que cela ne la préoccupe plus qu'autre chose... La douleur, elle connaissait, fidèle compagne, vicieuse amante qui l'avait suivit de sa naissance jusqu'ici et, ancrée dans les tréfonds de son âme, l’entraînerait plus loin encore, plus loin que quiconque avait put aller jusque la.
Mais la seule chose qui la séparait encore de ce destin si fabuleux, pavé de cendre et de cadavre, drapé des colonnes de fumées noires et des gémissements ds blessés, était ce fichu tunnel qui semblait ne plus en finir. Combien encore allaient-ils envoyer d'insectes a sa rencontre, combien encore allait-elle devoir massacrer pour respirer une fois de plus l'air frais de la liberté ?

Crinière de feu laissa son regard glisser sur peau de lune, sans vraiment s'inquiéter de son état, ni même de sa conduite. Dans ses yeux régnait le dédain et le mépris, ne la voyant clairement que comme un outil pour sortir de cet... "enfer", comme certains l’appelait.
Ses motivations, par contre, lui étaient inconnues. Pourquoi apparaître a cet instant précis dans son existence ? Pourquoi vouloir libérer une chose comme elle ?

Après tout, il y'a des idiots partout.

S'avançant, en ignorant la souffrance lui mordant la jambe, la rousse ne prit que quelques instant pour empoigner une nouvelle arme, et dépassa peau de lune pour prendre la marche. Malgré son attitude froide et détaché, il était clair qu'elle ne pourrait pas courir avant un moment vu son état.


« Qu'ils viennent... Mon chemin manque encore un peu de cadavre. »

Sa voix, elle, se teintait d'un amusement malsain... Mais il y'avait clairement quelque chose d'autre. Quelque chose d'inquiétant, quelque chose laissant a penser que tout ceci n'était que le commencement... Que quelque chose avait été enclenché et qu'il était a présent impossible de voir ou tout ceci s’achèvera.

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Message Sujet: Re: Block d'Isolement, le calme avant la tempête. ["Libre"]    Ven 16 Mai - 1:41

Ses pas firent glisser son ombre le long des murs sombre du labyrinthe souterrain, tandis qu'elle s'avançait toujours avec une bonne avance sur Peau de Lune. Peu a peu, son questionnement a son encontre s'était alors mue en de la méfiance... Et la méfiance en crainte, la crainte en haine.
Chaque pas entendait dans le noir une plainte lui faisant écho, une réponse de l'abysse, susurrant mélodieusement a ses oreilles des dires et vérités...


« Elle ne compte pas te laisser filer... »

« ... Sanglée, dans une cage... »

« ... Expériences, douleur, trahison. »

Peut-être la fin était-elle venue ? Peut-être voulaient-ils tous faire d'elle l'instrument de leur vindicte, abuser de sa haine dans leurs petits intérêts personnels ? Leurs petits conflits stériles et inutiles ? Si infime face a la tâche grandiose et incroyable qu'elle devait accomplir pour eux tous ?

Non, elle ne pouvait pas les laisser faire.

Pas après pas, un sourire des plus mauvais naissait sur ses lèvres, les étirant dans un rictus au regard embrasé de sa folie, son souffle s'enfuyant de la barrière de ses dents au rythme de son insanité...
Elle en avait oublié la douleur lui tenant la jambe... Le risque que présentaient ces tunnels et leurs occupants... Seules les voix lui importait a présent. Et avec elle, la vérité.


« Elle te ment... »

« ... T'utilise... »

« ... Et te trahira. »

Oui... Peau de Lune était devenue un problème important... Un nuisible. Elle se servait d'elle. Dans quel but ? Cela n'était pas important, car un pas de plus dans son jeu était un de moins vers l'ultime liberté... Et il n'était pas question pour elle de se faire enchaîner, non non non... Elle avait encore bien trop a accomplir, bien trop a faire.

Mais comment ? Comment se débarrasser de la gêneuse ? Avant qu'elle ne se débarrasse de vous ?
Elle était en meilleur état, possédant un sens du combat digne du sien, et un bras plus redoutable encore. Mais comment, comment l'abattre ?

Avant même qu'elle ne le remarque, Flamboyante était arrivée au bout du couloir, bifurquant alors a 90° sur la droite vers, au loin, ce qui ressemblait a une vieille échelle rouillée... Le chemin de la surface, tant attendu, tant envié.
Mais ses pas cessèrent.

Elle ne pouvait pas sortir, bloquée, piégée. Non, tant qu'elle était suivie, il lui était impossible de s'en aller, impossible de s'esquiver...


« Elle t'utilise... »

« ... Elle te hait... »

« ... Elle est ton ennemie. »

L'écho des pas de Peau de Lune se fit de plus en plus vif, de plus en plus proche, suitant aux oreilles de la rousse... Coulant le long des murs, glissant sur le sol. Son ombre se découpa sur le mur face a elle, comme un serpent noir de jais dévorant celui-ci voracement.
Il y'eu un geste, un mouvement... Rousse fut rapide, a l'angle, profitant de la surprise pour envoyer la crosse de son arme s'écraser contre le visage de la damoiselle... N'est pire attaque que celle venant de ceux que l'on juge être nos alliés... N'en est de plus surprenante non plus.
Mordant, a la vitesse d'un cobra, son coup était puissant, son bras assuré, son geste funeste, pour l'envoyer rejoindre le sol et... Avec un rien d'espoir et beaucoup de folie, le vide un petit moment.

Oh elle ne prit pas le temps de s'attarder dans le coin. Elle ne prit pas le temps de savoir si elle avait juste envoyé Peau de Lune valser, ou si elle l'avait mise dans les vapes... Car dans le cas contraire, mieux lui valait être loin dans l'état de sa jambe.
Son pas se fit plus cadencé, au fur et a mesure qu'elle s'approchait de l'échelle providentielle, se jetant dessus pour refermer ses mains sur l'acier froid, puisant dans ses forces pour se hisser le long de celle-ci jusqu’à déboucher sur une bouche d'égout. D'un geste maîtrise, elle la fit coulisser pour s'en extirper, se redressant lentement avant de faire face aux lumières aveuglantes de la ville au loin, horizon d'une rue plongée dans le noir...

Et au loin, les voix continuant de murmurer...


« Ils te mentent... »

« ... Ils te craignent. »

« Ils sont tous tes ennemis. »

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