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Invité - Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']
Message Sujet: Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']    Sam 7 Déc - 2:22



Les jours passent et se ressemblent
Aleksander Snow

C'était une journée assez douce, si on prenait en compte qu'on atteignait rarement les 20°c sous terre. Les cheveux pour une fois détaché, tombant jusqu'au milieu de tes mollets, cachaient la plus grosse partie de ton corps pour ne pas dire la totalité. Vêtue d'un simple sweat et d'un jean à moitié délavé, tu étais partie pour une énième journée de boulot. Le sourire aux lèvres, bien qu'un peu blasée, tu regardais les gens s'installer prête à assouvir leurs soifs d'alcool ou de caféine.

Verres après verres, les clients défilaient, le stéréotype d'une journée de travail au bar du centre-ville . Rien de différent à signaler, aucune nouvelle tête, seulement des habitués. Les coudes appuyés sur le comptoir, tu écoutes d'une oreille pas très attentive les nouveaux ragots, tu ajoutes parfois quelques mots, mais tu continues toujours d'écouter. C'est presque toujours les mêmes blabla, encore des suppositions non fondé à propos du roi. C'est d'un ridicule. Tu te redresses, passe ta main sous le bar, à la recherche d'un vieux paquet de cigarettes laissée à l'abandon. Tu n'es pas du genre à te bousiller les poumons avec des herbes séchées au gout douteux, mais là, disons que tu en as besoin. Tu interpelles le vieillard assis à quelques mètres de toi, en sachant pertinemment qu'il devait avoir un briquet dans sa poche. La flamme se reproche lentement de la cigarette, pour enfin faire rougir le bout. Une inspiration, puis la fumée s'échappe de ta bouche, violant la pureté de l'air que tu expulsais avant. La journée avait été longue et ennuyeuse. Ce n'est pas un boulot pour toi ça. Il n'y a jamais aucun rebondissement, les journées passent, elles se ressemblent, pour finir par devenir de vague souvenir, se mélangeant entre eux. Tu écrases ta clope dans le cendrier remplis, laissant son cadavre au milieu de dizaine d'autre.



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Invité - Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']
Message Sujet: Re: Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']    Sam 7 Déc - 16:43

I'M JUST A CRAZY BOY



Je n'avais aucune idée de ce à quoi j'assistais mais, je n'en perdais pas une miette. Ma manoeuvre qui pourtant loin d'être furtive, n'inquiétait aucunement les deux hommes en plein conciliabule. Converser ainsi du Massacre en énonçant clairement sa position sur la chose pouvait s'avérer dangereux en cas d'oreilles attentives. Des rebelles ? Ils l'étaient, sans aucun doute. Chance pour eux, je n'en avais que faire de rebelles de la sorte ... Et puis, je n'étais pas dans ces quartiers pour trancher les veines de stupides hommes et femmes à la conscience livide. D'ailleurs, je n'avais aucune idée de la raison pour laquelle j'étais là, dans ces quartiers blafards et sans aucun goût. Bien qu'à y penser, c'était sans doute le seul endroit où l'humanisme était présent. Là où la technologie n'avait pas encore fait main basse ... du moins, d'après ce que je pouvais en voir. Passant d'une embrasure à une autre dans des enjambées agiles ou encore d'une ruelle sombre à une autre, je rôdais tel un vagabond. Mon allure s'y prêtait dans tous les cas : Un simple pantalon noir et un pull très fin de couleur claire au col rongé et aux manches retroussées. Par-dessus cela, un long manteau qui me tombait jusqu'à mi-cuisse et sans oublier mes cheveux relâchés qui tombaient sur ce-dernier.

Je me fondais dans la masse. Je n'étais pas assez distingué pour donner l'impression d'être un intrus et ni assez accable pour être un gars du coin. Je n'étais personne. Juste un homme perdu. Je souriais sans aucune raison et je m'éclipsais à la vue des autres en passants par des recoins obscurci, sans le moindre motif. Jusqu'à ce que j'atteigne une enseigne lumineuse qui me forçait à plisser légèrement les yeux, avant de pénétrer les lieux. Les portes grinçaient dans la chaleur estivale et je découvris, en les franchissant la misère dont jouissait les faibles. Des tables en bois rongé et aux multiples brûlures de cigarette, des cendriers faits de vieux vases cassés et des poivrots de toute part. La scène offrait un contraste réjouissant avec l'endroit : l'aspect menaçant et crasseux.

Tandis que j'avançais, suivi de deux autres hommes déjà bien trempés dans l'alcool, je me rendais doucement compte qu'au final, j'avais vraiment l'aspect de l'intrus. J'étais brillant et doux par rapport à tous ces ivrognes incapables et à l'esprit ramolli. Pour ceux qui tenaient encore debout, ils ne valaient même pas la peine d'être décrit, absent de tout charisme. Cependant, certains semblaient bien plus clinquant que d'autres et conversaient encore et une fois, sur le Massacre. Je gardais les épaules droites, la tête haute, restant concentré sur la nécessité d'entretenir le subterfuge encore quelque temps. J'avais un léger sourire narquois lorsque je m'assis sur un tabouret, proche du bar et que mes paroles parvint à la femme derrière le comptoir.

« Un verre de lait ... » Absence de politesse ? Je n'avais aucune raison d'être poli avec ce genre de personne. Fille de comptoir de profession mais, derrière ça ? Dans cette vile, chacun à sa profession et chacun à son alignement. Je ne suis qu'admiratif envers ceux qui vivent leur petite vie sans se soucier de toute cette trame, tragique et rocambolesque. J'avais tout de même porté mon attention sur cette femme que j'avais interpellée pour mon verre de lait. Chevelure bleuâtre, tatouages par dizaines et une odeur de cigarette. Observer, c'est mon truc. J'observe et j'en apprends sur les gens, bien plus que si je discutais avec eux. Quant à l'homme à seulement un mètre de moi qui m'avait dévisager lorsque j'avais passé la commande d'un verre de lait, je n'y avais même pas porté un regard. Envenimer les choses et mener une bagarre n'était pas dans mes intentions. Et puis, ce genre d'hommes étaient des faiblards, ils ne valaient pas la peine de se salir les mains.

L'ambiance changea rapidement lorsqu'une table vola en éclat et qu'une bande de quatre poivrots se mettaient déjà sur la gueule, manquant de tomber sous chaque coup. Alors jeune fille, comment gères-tu ce genre de situation ?




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Invité - Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']
Message Sujet: Re: Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']    Sam 7 Déc - 21:40



Les jours passent et se ressemblent
Aleksander Snow

Tu avais lancé un regard vers la porte, deux que tu avais déjà vu plusieurs fois, et un petit nouveau. Grand, blond, s'était tout ce que tu avais vu. Il faut dire que tu n'étais pas le genre de personne à aimer relooker les gens de la tête au pied pour trouver ne serait-ce qu'un petit défaut. Tu étais rapidement revenue à tes occupations, soit, re-remplir le verre d'alcool d'un vieillard. Tu n'avais même pas remarqué que le blondinet s'était assis au bar, et ce n'est que lorsqu'il formula sa demande que tu l'eus remarqué. Un verre de lait ? Tu l'avais fixé pendant quelques secondes, non pas parce qu'il avait oublié un "s'il te plait", juste que jusqu'à présent, personne ne t'avait demandé un simple verre de lait. C'est vrai, pourquoi venir dans un bar pour boire un verre de lait qui allait être à tous les coups deux fois plus cher qu'une brique de lait. Tu t'étais dépêchée de lui servir, avec le sourire aux lèvres pour le pas changé. Le blond n'avait pas l'air des plus bavards, même ceux qui venaient rarement, aimaient s'incruster dans les conversations d'autres personnes. Lui, restait silencieux, observant comme un corbeau ce qui l'entourait.

L'ambiance avait changé rapidement, laissant les ragots pour faire place à une bagarre. Rien de bien grave en soit, juste des cons qui se tapaient sur la gueule. Toujours les mêmes personnes, au final, t'interposer n'était pas nouveau. Tu soupirais, sortant deux verres avant de passer par dessus le bar, en faisant attention à n'assommer personne avec tes jambes. Les deux verres à la main, tu t'approchais de la table à présent au sol. Fixant le plus grand, celui qui semblait frapper le plus fort. Le verre venait s'éclater sur sa tête, tu y avais mis assez de force pour qu'il soit sonné pendant quelques secondes. Les trois autres s'étaient stoppé un instant, dirigeant leurs regards vers leurs camarades avant de continuer ce qu'il faisait. Deux personnes, c'était assez simple à gérer, mais quatre, c'était toutes autres choses. De plus les clients regardaient la scène, sans agir, c'était toujours comme ça. On ne sait jamais s'il venait à se pendre un coup.

Au moins le plus grand semblait s'être calmé pour le moment, il te sauterait à la gorge un peu plus tard surement. Restait les trois autres maintenant. Un verre, une tête, tu reproduis la même chose qu'avec l'autre. Celui là, tu ne l'avais pas loupé, le sang commençait à couler de son crâne. Et il n'avait apparemment pas apprécié ta façon de les séparer, un regard meurtrier te faisant comprendre que tu avais tout intérêt à partir en courant. Tu n'y portais pas attention, ça ne servait à rien. Au moins, les deux que tu avais épargnés avaient arrêté de se taper dessus. Une chose de faite.

« Dehors ! »

S'ils n'étaient pas trop con, ils partiraient bien gentiment sans un mot. Tu étais retournée derrière ton bar, en soupirant.



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Invité - Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']
Message Sujet: Re: Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']    Sam 7 Déc - 23:40

I'M JUST A CRAZY BOY



Agile et élancée mais, un cruel manque de grâce. Rien d'étonnant de la part d'une fille de comptoir ... on ne pouvait pas lui demander d'être distinguée tout en étant adroite. Enfin, c'est surtout le quartier qui voulait cela. Dans tous les cas, la manière dont elle avait réglée le problème de la bagarre était assez brutal et bien trop grossier à mon goût. Un coup de verre par-ci et un autre par là pour mettre à mal deux lavettes imbibée d'alcool. Ce fut dans tous les cas suffisant pour les obliger à quitter l'établissement. Et au final, qu'est-ce qu'il en ressort de tout ça ? Une table brisée et des tâches de sang qui veinaient s'ajouter à l'épaisse couche de crasse déjà présente au sol. Quel bar miteux dans lequel je me suis laissé vogué ... Une odeur entremêlée d'alcool et de sang m'avait sans doute aidée à trouver cet endroit mal éclairé. C'était en tout cas la seule possibilité qui s'ouvrait dans mon esprit, car elle camouflait l'odeur de tous ces hommes qui empestaient la transpiration. Des femmes, il n'y en avait presque pas et pour le peu qu'il y en avait, c'était le même tarif pour elles aussi.

D'une main légère, j'avais empoigné mon verre avant de faire tournoyer le liquide blanchâtre qui se trouvait à l'intérieur. Était-ce raisonnable de boire ça, ici ? Certes, ce lait en avait la couleur mais, était-ce véritablement du lait ? L'odeur y était ou du moins, il ne semblait pas périmer. Et ensuite ? Dans le doute, je l'avais simplement reposé sur le rebord du bar avant de passer à autre. Mon esprit s'envolait sur la musique un peu trop forte -une musique blafarde et vraiment d mauvais goûts par ailleurs- et sur les gestes de soulard tentant d'atteindre les toilettes. J'avais un léger sourire sur le coin des lèvres tandis que je m'amusais à cerner les possibles rebelles dans toute cette assemblée. Les quatre hommes tout au fond -à l'ombre de l'ampoule suspendue-, eux étaient certainement des rebelles, étant donné leur sobriété par rapport à la moyenne des personnes présentes. Sans doute en train de discutailler des détails d'une prochaine attaque à micro-mesure. Encore l'une de ces attaques qui n'allait servir à rien, si ce n'est faire tourner ce système brute et abject.

Par pur égoïsme, j'avais bien envie que le prochain coup d'état porte ses fruits et que les rebelles parviennent une fois pour toute à porter un grand coup à tout ce système et cette falsification. De là à ce que cette petite lubie devienne réalité, il y avait de la route. Pour terminer sa course, mon regard vint enfin se reposer sur la bargirl, toujours occupée à déposer ses commandes sur le comptoir. Ici, pas de serveuse ... tu te lèves et tu vas te rasseoir ensuite. C'était assez ironique et c'était l'image type du bar à ivrognes réguliers. « L'homme n'est plus libre de se livrer à lui-même et de porter ses poings pour se défouler ? » Dis-je d'un petit air ironique tandis que tapotais le comptoir du bar. L'une de jambes était recroqueville sur le tabouret tandis que l'autre était fermement appuyée sur le sol. Stable de cet appui, j'avais un accès rapide à mon rasoir et je pouvais sans mal gérer une situation incongrus. Après tout, je n'aventurais pas en ces lieux sans prendre conscience des conséquences.

Derrière moi, je sentais cette pression trop oppressante de deux poivrots qui ne cessaient pas de me bousculer. Nul besoin de s'en soucier vu leur état ...




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Invité - Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']
Message Sujet: Re: Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']    Dim 8 Déc - 18:14



Les jours passent et se ressemblent
Aleksander Snow

Se lever, servir des verres, encore et encore, pour ensuite se rasseoir et refaire la même chose dans les minutes qui suivaient. Tu faisais ça tous les jours, sans exception. Peut-être devrais-tu réfléchir au fait qu'il était surement temps de démissionner et de trouver un autre boulot plus divertissant, quelques choses où la routine n'existerait pas, et qui serait sans doute mieux payé. En soit, démissionner était simple, mais trouver un autre travail, c'était une autre histoire. Avant, tu aurais très bien pu demander à ton père un peu d'aide, il t'aurait trouvé quelques choses sans problème, quelques choses qui te rapporteraiens plus, et qui te plairait. Mais tu avais suivi un autre chemin, tu avais déçu ta famille et les avais réduit au même niveau que toi. Dans le centre-ville, avec surement un salaire plus que déplorable. Tu t'étais à nouveau assise, les coudes appuyés sur le bar, fixant le client aux cheveux argenté regarder son verre sans le toucher.

« Je t'assure que le lait n'es pas périmée. »

Le bar n'était peut-être pas le plus réputé, mais tout ce que tu servais était sain et n'avait pas tourné. Tu y veillais personnellement, aucune envie d'avoir l'intoxication d'un client sur le dos. Tu en profitais pour t'attarder sur les traits de l'homme. Un visage fin, des yeux vides, un visage presque inexpressif, avec une chevelure qui de plus près semblait plus blanche que blonde. L'image parfaite de l'homme qui pourrait faire peur à n'importe qui si l'envie lui prenait. Contre toute attente, il s'était mis à parler. Tu ne savais pas vraiment si c'était plus une réflection énoncée à voix haute, ou si c'était bel et bien une question.

« Il est libre de faire ce qu'il veut, mais dehors. »

Les doigts tapotant le bois, trahissaient une certaine impatience. L'impatience de voir le bar fermer ses portes et pouvoir enfin rentrer chez toi vaquer à tes occupations toutes plus divertissantes les unes que les autres. Toujours plus passionnant que ce que tu faisais à cet instant précis. En regardant les rebelles qui se trouvaient dans le bar, tu te demandais quand est-ce que serait la prochaine purge. L'envie que cela arrive n'était pas vraiment là, mais tu savais que ça arriverais tôt ou tard. La faucheuse reviendrais arracher des centaines de vie, ôter des parents à des gamins, ou même des frères ou des soeurs. Le moment où tu serais tuée pour avoir choisi ton camps, ta façon de penser. Exécutée pour avoir eu ton libre-arbitre. Mais quand ?



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Invité - Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']
Message Sujet: Re: Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']    Dim 8 Déc - 21:36

I'M JUST A CRAZY BOY



Des murmures anxieux furent le premier signal d'alarme dans lequel je n'étais pas le bienvenue dans ce bar. Comme si les regards pensants n'étaient pas suffisants ... Dans tous les cas, ils avaient beau être beaucoup plus grands et plus costaux que moi, ce n'est pas ce qui allait me faire reculer. Pour l'instant, le plus distrayant, c'était cette serveuse et son impatience au boit de doigt. Son lait n'était pas périmé ... Non, c'est vrai ? Je ne l'avais pas dit à haute voix mais, je l'avais pensé fortement. Espérait-elle que je lui fasse confiance ? Quelle crédule jeune femme. Au moment où j'allais de nouveau reprendre la parole pour interpeller cette fille de comptoir aux cheveux bleuâtres -dans le seul but de la faire parler et non de faire connaissance- ... À ce moment-là, pour une raison connue d'eux-seuls, les compagnons d'un grand homme au bonnet rouge -les quatre gars du fond qui étaient en train de discuter- décider de se lever et de sortir. Ou plutôt de tenter de sortir. Le sang et l'esprit imbibé d'alcool, leur aspect sobre en pris un grand coup. Ils marchaient maladroitement et partirent en titubant vers la sortie du bar mais, c'est à mi-chemin que leur course s'arrêta net. De joyeux lurons en manque d'un petit quelque chose, comme si leur petite soirée n'avait pas été suffisante. « Viva la rébellion !! » S'écrièrent tous en même temps avant de reprendre pas à pas, la direction de la sortie.

Le sourire sur mes lèvres, était bien présent. Ils étaient drôles ces joyeux lurons mais, ce qui me plaisais le plus, c'était leur insouciance flagrante. De fait -et surtout parce que je n'étais pas là pour ça-, je les laissais suivre leur petit bout de chemin. « Je considère cela comme le premier pas de l'homme vers la gloire ... » Dis-je en ciblant la fille derrière le bar, très particulièrement. Mon regard -yeux mi-clos- s'était tourné dans sa direction. Avec mes cernes noirâtre et mon manque de sommeil flagrant sur ces derniers-jours, je n'en menais pas large. Et puis, avec la faible lumière orangée que dégageait la seule ampoule suspendue, j'avais un doute quant au fait qu'elle puisse distinguer ce genre de détail. Sur les murs, aux quatre coins, se reflétaient dans une danse harmonieuse, les ombres des bonshommes titubant du bar à leur table respective. Pour ceux qui restaient de bout, c'était davantage plus drôle.

« Non ... Au final, les rebelles, c'est un peu les résidus de la race humaine ! » Dis-je d'un air ironique en écartant mes bras pour approuver mes dires. Derrière moi, les bousculades se faisaient plus présente et pour couronner le tout, je me fis pousser tout bonnement de mon tabouret. Je titubais dans l'assemblée jusqu'à ce que je sois stoppé par un mur. Enfin, cela avait semblé être un mur pour moi mais, à y regarder de plus près, c'était un homme. Un homme aussi large qu'un ours et aussi ferme. S'il n'en avait pas la fourrure, il en avait l'odeur. Heureusement -pour moi uniquement- il était aussi sobre que les quatre rebelles de tout à l'heure et s'il avait arrêté mon avancée, il n'avait pas su se retenir à une chaise ou une table avant de lui-même s'écrouler au sol. Le temps de me retourner et un poing venait déjà rencontrer mon arcade d'une force violente. Un coup qui me fit basculer de nouveau jusqu'au bar. Ces deux mecs à moitié ivre qui n'avaient pas arrêtés de me bousculer, ils étaient rebelle eux aussi ? Il fallait croire que oui.

Ma respiration était hachée volontairement pour leur montrer que je souhaitais en rester là mais, l'un d'eux n'en fit rien puisque s'aidant du poids de son corps, il ne fit qu'une avancée vers moi. « Inutile. » Raillai-je « Restons en là et évitons davantage de conflit ... » Evidemment, le bonhomme qui avait été trop natif s'était retrouvé le crâne ouvert contre le bar en bois -une armature travaillée et finement dessinée-. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, je n'avais pas posé un seul doigt sur lui. Un rugissement approbateur éclata parmi les hommes assoiffés de sang. Quant à d'autres, ils tentaient de calmer le jeu, en vain. J'étais mal. Allais-je être sauvé par cette bargirl ou bien allais-je devoir me sortir de cette merde tout seul ? Autant le dire, la première solution évitait un bain de sang.




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Invité - Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']
Message Sujet: Re: Les jours passent et se ressemblent [PV: Alek']    Mar 10 Déc - 21:33



Les jours passent et se ressemblent
Aleksander Snow

Le verre n'avait pas quitté la table, comme s'il contenait un poison mortel. S'il était assez paranoïaque pour se méfier à ce point, pourquoi était-il venu ici ? Ne pouvant pas te glisser dans sa tête, tu te demandais pourquoi quelqu'un rentrerait dans un bar, seulement pour observer et ne pas toucher au verre qu'il avait commandé. Agent d'hygiène peut être . Peu probable, il était tout de même assez rare qu'un contrôle soit effectué. Qui était-ce alors ? Un infiltré du roi ? Si c'était le cas, qu'il soit discret. Un mot mal placé, ou même quelques choses le trahissant, et s'en était fini de lui. Le bar était rempli de rebelles, comme la plupart du temps. Et s'il était venu sans arme capable de détruire le bar entier, il ne s'en sortirait pas entier. C'était à ce moment précis que quatre rebelles avaient choisi de s'écrier un joyeux "viva la rébellion" en quittant le bar en manquant de trébucher à plusieurs reprises.

Ils t'avaient fait sourire, même après le massacre, ils y croyaient encore. Ils avaient l'espoir qu'un jour leurs actes porteront leurs fruits. Ils avaient raison, des camarades avaient été tués. Des amis avaient perdu la vie. Ils n'étaient pas mort pour rien. En leurs mémoires, vous continuerais d'avancer. Gardant en vue votre but, vous ferez en sorte de taper plus fort. Ils ne sont pas morts, pas encore. Tant que vous vous battrez, tant que l'idée d'abandonner ne naitra pas, ils seront là dans votre esprits. En vous rappelant sans cesse le pourquoi de leurs morts. Ils sont disparus pour une cause, votre devoir est de les venger. Vous vous ferez entendre aux noms de ceux qui ont laissé leurs vies lors du massacre, aux noms des morts de la purge. L'heure de la vengeance aura sonné.. L'homme au comptoir avait parlé, comme s'il s'était infiltré dans ta tête, il avait comme affirmé tes plus profondes pensées. Il n'y avait rien à répondre à ça, juste un regard de biais, reflétant la crainte de t'être exprimé tout haut. Le premier pas de l'homme vers la gloire... La gloire était proche, trop proche pour abandonner maintenant. Ce n'est que quelques secondes plus tard, que le blond argenté avait repris la parole. Des dires totalement opposés à ceux exprimé au par avant. Changeant d'un coup ta façon de le voir.

Il n'avait fallu que peu de temps avant que quelques rebelles ne réagissent. Ils se bousculaient, faisant par la même occasion tomber le blondinet de son tabouret. Il ne devait pas s'être fait très mal, vue à la vitesse où il s'était relevé pour sortir de cet endroit. Fonçant droit dans un homme, qui, suite au choc, était tombé littéralement à la renverse. Et c'était reparti pour une nouvelle bagarre. Un coup de poing, une nouvelle bagarre allait éclater. Tu regardais la scène, un petit sourire aux lèvres, les bras croisés sur le comptoir, légèrement avachis. Il aurait dû s'en douter. Être, disons, un peu plus subtil dans ses dire. Il était mal. Même si ces hommes n'avaient pas été sobre depuis un long moment, il ne ferait surement pas le poids. Il aurait beau demander à ce que tout ce cesse, qu'il préférait en rester là, ça serait vain. Peut-être devrais-tu intervenir ? En assommer un ou deux comme tout à l'heure ? Mais, d'un côté, ça faisait passer le temps. Mais d'un autre côté, si tu restais là, à ne rien faire, tu devras nettoyer les dégâts. Tu te redressais, cette fois-ci, tu ne t'étais pas amusé à passer par-dessus le bar, rien ne presse. Tu venais t'interposer entre les deux hommes, les bras tendus, comme pour délimiter une zone de paix.

« On se calme ! »

Ton intervention n'avait rien d'héroïque. Tu voulais seulement éviter que quelqu'un meurt dans le bar, n'ayant aucune envie de devoir nettoyer après. Tu avais tourné la tête, fixant celui qui venait de se faire frapper. Il n'était surement pas venue seulement pour voir les mouches voler. Alors, pourquoi . Tes bras retombaient le long de ton corps, laissant échapper un soupire.

Une seule et unique question.

« Qui es-tu ?»



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