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Invité - Camille - Entre les ruelles gorgées de nuit, qui étouffent
Message Sujet: Camille - Entre les ruelles gorgées de nuit, qui étouffent    Dim 1 Déc - 23:18

« Et les agneaux, rassemblés tous en cercle, finirent par dévorer le loup »

PHYSIQUE
Croyez-moi, ou non, mais elle, c'est tout à fait le genre de personne qu'on voit une fois ou deux et puis qu'on oublie. Directement. Elle ne marque pas ; on ne la dira pas jolie.
Pas des plus grandes d'abord, et puis des formes qui existent même pas ; tellement qu'on la prend pour un gamin même si on l'a en face. D'accord, c'est encore l'enfance, et tout. Mais ça en devient presque dur de dire ce que c'est, sauf si on est très minutieux. Et puis même, encore, elle a pas des traits fins ou juste charmants : des yeux marron sans profondeur ni lumière ; écartés autour d'un nez plutôt plat et d'une bouche qui s'étale sur ses joues, fine comme si tracée au couteau ; des cheveux qui encadrent son visage, mais sans volume, sans force. Ils sont du brun le plus banal qu'il puisse exister dans l'univers tout entier, et si de temps à autre ils laissent apparaître une nuque, elle reste vraiment très très froide.
Ce qu'on peut lui reconnaître, avec tout ça, c'est qu'au moins l'ensemble est assez régulier ; y a rien qui ressort, tout qui se vaut.

Ensuite Camille, elle s'habille comme elle peut, avec ce qu'elle a. Elle fait plus, largement plus dans le pratique que dans l'esthétique, et ça donne parfois des résultats... moyens. Ou originaux, c'est au bon vouloir des gens. Je pense, et elle aussi, que tant que ça tient chaud ça passe, mais ça, ça reste à voir. A la rigueur, on la voit avec un grand sac en toile, pour ses petits boulots ; sans doute qu'elle l'utilise pour transporter ses commandes, mais c'est le seul élément notable.

MENTAL

S'il faut vous parler d'elle, il est bon de savoir que déjà, y a quelque chose qui s'est mal déroulé dans sa caboche. Je veux dire, je ne pense pas qu'elle soit née comme ça. Franchement, et les autres le disent aussi, ça devait pas être ça avant. Mais aussi, ça ne devait pas être bien loin non plus.

Pour tout dire, Camille, c'était cette fille qui cherchait d'abord à survivre. Pas de désirs fantasques ou bien de grandes ambitions,non ; juste une envie de vivre, un jour, puis un autre, et puis encore un autre, jusqu'à ce qu'il y en ait plus. C'est peut-être un peu triste, me direz-vous. Peut-être. Mais ça ne lui faisait pas grand chose, de toute manière ; elle en était contente.
Il fallait, dans sa petite routine bien construite, que tout ait un ordre, tout ait une place. Jamais rien de superflu, si ça n'avait pas un réel intérêt ; au diable donc, tous ces trucs que les gens gardaient parce qu'ils trouvaient ça  joli.
C'est vrai, non ? Pourquoi s’embarrasser de telles choses, pas même pratiques, incapables de vous tenir chaud ou de vous remplir l'estomac ? Il n'y a pas de sens à ça. Il n'y a que les riches, qui peuvent se permettre ça. Et Camille ne comprenait pas – ce qui est toujours le cas.
Bien sûr, il arrivait aussi que sa petite vie tranquille soit piétinée, mais, tel un brave automate, elle rassemblait tout et remettait tout en place, au détail près. Et se montrait plus prudente encore ; si c'était possible.

Aussi, dans ses affaires comme avec les gens, elle allait à l'essentiel ; tant qu'elle le pouvait, elle ne demandait pas d'aide, vivait par et pour elle-même. De loin oui, de loin on la cadrait encore, parce qu'elle était pas bien vieille ; mais vous savez bien comment les grandes personnes peuvent dire veiller sur les enfants parfois. C'est comme les jeux de mauvaise qualité : il y a un joli vernis qui brille tout fort dessus, mais en dessous, ça reste du plastique.
Toujours est-il qu'elle parlait peu. Sans doute que c'était une chance : elle n'aimait pas réfléchir, on lui avait pas appris. A peine qu'elle savait écrire, ou lire. Compter oui, ça c'était pratique ; mais même, elle était pas capable de vraiment tenir une conversation, parce que s'en tenir à ce que demandaient les gens, soyons honnête, c'était tellement plus facile.

Vous savez, je pourrais vous en parler encore longtemps : ses habitudes, ses petites joies, ses préférences, et tout le reste. Mais pas sûr que ça vous intéresse, et on aurait pas fini encore que la nuit serait passée. Il faudrait partir travailler, se faire tout beau, ou encore trouver de quoi se caler une dent, parce que la vie c'est pas facile-facile. Tout ça alors qu'on évite depuis un moment ce qui nous intéresse, et qu'on en aura sans doute pas parlé d'ici là ; c'est pas sympa. Alors je vous fait cette fleur : tout ce que je vous dis là c'est pas mal, mais c'est pas assez. Et surtout, c'était avant. Pas que ça a vraiment évolué ; c'est juste devenu plus ferme, plus définitif. Un peu comme, un allé dans une ville, mais sans retour possible.
NOM: Statau
PRÉNOM: Camille
ÂGE: 13, ou 14 ans
SEXE: F
SEXUALITE: ... hein ?
SITUATION AMOUREUSE: Non.
PROFESSION: Coursier, le plus souvent
CATÉGORIE D'ARMES: Corps-à-corps (couteau)
QUARTIER: Second
GROUPE: Citoyen
NOTES: Camille elle est malade, elle est malade dans sa tête et ça fait désordre parce que dire aux gens qu'on est déjà mort eh bah ça fait un peu peur alors elle évite et tout le monde préfère comme ça.


HISTOIRE
On m'a dit qu'elle ne savait pas écrire ; que je devais le faire pour elle, histoire d'éviter les pâtés. Que c'était mon travail, aussi.
Mais que dire, hein ; par où commencer pour faire un truc complet et court, si possible efficace - enfin.

Sans doute que je pourrais commencer par dire que jusqu'à présent elle a pas eu l'une des vies les plus intéressantes qui puissent exister, – d'ailleurs elle vous regarde pas vraiment – que c'était pas joyeux-joyeux, ni dramatique ; elle a pas vraiment connu ses parents par exemple, mais elle a eu leur nom, des racines - et ça c'est pas rien, vous pouvez me croire.
Parce qu'au-delà de ce, « cadeau », eh bien y a pas eu énormément de choses qu'elle ait pu appeler siennes. Pas de famille vraie, pas de maison d'enfance. Juste, une succession de lieux, de liens de sang distendus. « Tu vas aller là parce qu'on peut plus te garder » disaient les gens, et eux, c'étaient de bons adultes, des vrais : ceux qui disent la vérité aux enfants. Toute la vérité, même celle qu'on devrait taire. Ah, ça les rendait pourtant pas méchants, non ; ils étaient juste des gens qui récupéraient un gosse pendant un moment, pour rendre service au frère, à l'ami, ou au cousin de la tante. Alors forcément, de fil en aiguille, elle s'était retrouvée loin, très loin de son « chez-elle » et même qu'elle pouvait plus s'en souvenir. Personne n'aurait pu ; c'est juste humain, comme on dit.

Voilà donc. C'était la vie de Camille, et elle fonctionnait ainsi : vivoter çà et là, surtout chez des commerçants, et faire ce qu'on lui disait. Pas les tâches les plus dégradantes, hein, parfois un brin ingrates, mais souvent adaptées à son âge. Avec le temps, on la laissait même faire plus de transports de marchandises ; avec un couteau, au cas-où. Pourquoi, d'ailleurs ? Elle savait pas s'en servir ; il lui suffisait de faire attention à là où elle mettait les pieds, eh, c'était plus simple. Y avait même une sacrée fierté à en tirer, comme si vous étiez le seul à connaître la piste d'un trésor - mais pas n'importe laquelle : la seule, l'unique qui arrive à vous éviter les embrouilles. Plutôt classe, pas vrai.
Il s'agissait en fait de la vie la plus stable qu'elle aurait pu jamais avoir ; née sous les lampes obscurcies par la crasse, sa routine confortable avait des allures de promenade. Voilà, ça c'était le plus important ; essayez donc maintenant, de comprendre, ou même d'imaginer juste un peu, ce que ça lui a fait, la fois où le ciel lui est tombé sur la tête. Parce que, c'était pas joyeux.

Ça s'est pas passé chez elle. C'était dans le voisinage, et encore, c'était à un moment où elle avait à livrer un petit colis tout bien enveloppé. Elle montait un escalier miteux, lorsqu'un gros, un immense bruit l'a fait presque tomber ; et à partir de ce moment là c'est devenu une sacrée pagaille, alors vous l'excuserez, mais on va pas pouvoir faire de résumé détaillé. Mieux encore, on va dire ça dans une phrase unique : l'immeuble, et deux-trois sur les côtés, et bien ils se sont effondrés. Pas d'eux-même, ça va de soi ; il s'agissait d'une vengeance, ou représaille, de ceux qui n'étaient pas amis-amis avec les magistrats. Par la suite, ça a fait un certain tapage, assez vite étouffé ; et puis, c'était quelques mois en arrière, depuis y a eu d'autres dégâts, sans doute plus importants.
Mais la gamine dans tout ça ? C'est son histoire,  faut y revenir. Elle s'en est sortie indemne pour tout dire, une vraie chance ; dont elle, ne s'est pas rendue compte. Y avait quelque chose qui avait doucement pétillé dans sa tête, changé un peu, ce qu'elle croyait être vrai. Et je vais vous dire, moi, ce que c'était ; vous expliquer le truc, enfin – et je serai franc. Je l'ai pas fait avant parce que je savais pas comment ; et parce que c'est plus simple de commencer par le début, on comprend mieux.

Camille, il faut le savoir, est morte il y a quelques mois. Ça fait un petit choc, dit comme ça, surtout avec un ton sérieux - alors que si vous la voyez, à marcher dehors, vous la trouverez quand même bien vivante ; c'est normal. Il n'y a en fait que vous, et moi, qui avons conscience de cette formidable performance, – et oui, j'exagère ce point ; cette petite personne est persuadée, pour sûr, d'être morte au moment où l'immeuble lui est tombé dessus. Et rien, rien au monde ne pourra faire vaciller cela. C'est étrange, parce que ça ne l'empêche pas de vivre comme avant ; et que s'il fallait préciser la chose, on dirait qu'elle pense être un fantôme, ou quelque chose entre, qui n'est pas mort mais plus vivant, aussi. Moins qu'un esprit : les gens la voient, lui parlent même parfois. Mais ça ne change rien ; quand on est têtu, on fait pas semblant. C'est aussi pour ça que je vous disais que même si avant était différent, l'idée de ne pas être en vie, eh bien, elle ne devait pas être si loin. Peut-être qu'elle se rapprochait déjà, petit pas par petit pas, et que sans l'accident de l'immeuble, elle aurait trouvé un autre moyen de s'imposer. Là, vous avez le droit de dire que c'est triste – n'ayez pas peur, si vous en avez envie, allez-y.
Il va de soit que cette croyance, erronée, pose pas mal de problème dans la vie de tous les jours, au niveau de la survie, et caetera ; mais il ne faut pas s'en faire. Comme l'instinct est quelque chose de très bien fait, un super-espion qui sait très bien se cacher, la vie se passe sans trop de problème. Et cette gamine, si ce n'est quelques menus détails qu'elle ne peut expliquer, s'en sort à  merveille. Après, je vais pas vous conseiller de lui remettre la tête en place ; on sait jamais, ce qui peut arriver.

Je pense avoir résumé le gros de la situation ; et j'vais pas faire plus, non, parce qu'on me payera pas d'avantage. Tant pis pour le reste, vous aurez qu'à l'imaginer.


ET IRL?
PSEUDO: Nox
ÂGE: Je pourrais bientôt conduire
A PROPOS DE VOUS ?: Uuuh
FEATURING: Une fille dessinée par Liz
CODE:

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Rebelle



Sacha ##### - Camille - Entre les ruelles gorgées de nuit, qui étouffent
Message Sujet: Re: Camille - Entre les ruelles gorgées de nuit, qui étouffent    Jeu 2 Jan - 17:02

BIENVENUE SUR UNDERGROUND (officiellement) !

Notes de Dieu: LOVE LOVE LOVE LOVE LOVE LOVE SUR TON PERSO SUR TOI LOVE LOVE TOUT PARTOUT TOUT PARTOUT

Tu dois maintenant: Parce qu'il y a quelques obligations, quand même. Enfin, pas beaucoup pour le moment.

  • Faire ta fiche de relations. (www)

Tu peux maintenant: Parce que... parce que c'est très bien, voilà !

  • Faire ton TEL. (www)
  • Faire ton journal ou d'autres trucs cools dans le passé. (www)
  • Et si jamais t'as envie de RP maintenant, tu peux aller: sur la Chatbox (www), sur les demandes de RP (www) ou encore aller faire une nouvelle demande ! (mais on aime pas ça, ewww. c'est caca.)

Et on a ajouté à ton inventaire:

  • Ton arme... surtout, vise la tête, c'est plus efficace. Ou les services trois pièces...
  • Ta maison !
  • Une fiole de santé +3HP si jamais tu te prends le petit doigt de pied contre la commode de ta chambre.

Et bonne chance !

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Camille - Entre les ruelles gorgées de nuit, qui étouffent

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